Dieudonné Minlama Mintogo : «Bourgi doit rembourser l’argent du Gabon»

Dans une récente rencontre avec la presse, le président du parti Ensemble pour le Gabon (EPG), Dieudonné Minlama Mintogo a soutenu la rupture avec l’ordre ancien incarnée par le chef de l’Etat en vue d’un divorce totale avec la Françafrique et ses réseaux occultes.

Réagissant à la diffusion le jeudi 6 juillet dernier du magazine «Complément d’enquête» intitulé : «Le clan Bongo : une histoire française», sur les antennes de France 2, Dieudonné Minlama Mintogo s’est particulièrement montré virulent.

Le président du parti Ensemble pour le Gabon (EPG) a exposé son sentiment. «L’enseignement primordial que j’ai reçu de ce documentaire est qu’en réalité, nous avons deux systèmes politiques, deux systèmes de gouvernance qui animent la vie politique dans notre pays»; a-t-il précisé avant de qualifier ce système comme de «l’ordre ancien qui a été incarné pendant 41 ans par le président Omar Bongo Ondimba. Ce documentaire a eu le mérite de nous montrer la face sombre de cet héritage»; a-t-il dénoncé.

Pour lui, Ali Bongo Ondimba incarne la rupture d’avec cet ordre ancien bâti sur trois piliers : la Françafrique et son impact sur le développement du pays; le clan Bongo qui n’est pas uniquement la famille biologique des Bongo. Mais aussi d’autres familles et personnalités gabonaises que nous connaissons; système économique du Gabon basé 40 ans durant sur l’extraction des ressources minières et pétrolières, avec une très forte présence de partenaires français.

«Bourgi doit rembourser l’argent du Gabon.»; a-t-il poursuivi.

En outre, évoquant le système de gouvernance abordé dans le magazine par Me Bourgi, le président d’EPG en appelle à la vigilance de tous les Gabonais vis-à-vis de cet ordre ancien qui entend reconquérir le terrain perdu. «Monsieur Bourgi nous a enseigné que la Françafrique a été écartée. Il nous a même dit qu’elle était au purgatoire. Et il nous a également montré qu’en dépit de sa position actuelle, la Françafrique se réorganise pour reprendre la place qui a toujours été la sienne dans notre pays», a-t-il indiqué.

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