Dieudonné Minlama appelle «la diaspora et ses soutiens locaux à la raison et à la responsabilité»

C’est à la faveur d’une conférence de presse qu’il a animé ce lundi 3 juin 2017, à la chambre de commerce de Libreville, que l’ancien candidat à l’élection présidentielle et président du parti Ensemble pour la République (EPR), Dieudonné Minlama Mintogo est revenu sur les questions d’actualité. Ainsi, face à la presse, il a entre autres évoqué,  les violences exercées  par  les  membres d’une frange de la diaspora gabonaise sur les autorités et les personnalités gabonaises en mission en France et aux Etats Unis, les conditions de mise en oeuvre des Actes du dialogue politique, avant de denoncer l’attitude de la communauté internationale sur la crise post-électorale au Gabon.

Revenant tout d’abord sur l’humiliation que fait subir depuis quelques semaines la diaspora gabonaise installée en France et aux Etats-Unis aux autorités et personnalités politiques en voyage dans ces pays, le président d’Ensemble pour la République, a tenu à dénoncer ces agissements qui ternissent l’image du pays à l’étranger. «Je voudrai aujourd’hui exprimer ma désolation et ma honte face à ce genre de comportements qui s’apparentent beaucoup plus à la barbarie qu’à l’expression de la démocratie»; a-t-il martelé.

Dans le même sujet il a exhorté «la diaspora et ses soutiens locaux à la raison et à la responsabilité», soulignant que «comme on dit chez nous personne n’a le monopole de la violence  ou encore qui sème le vent  récolte la tempête»; a-t-il averti.

Sur un tout autre plan, Dieudonné Minlama a egalement évoqué les conditions de mise en œuvre des actes du dialogue politique qui a pris fin il y a un peu plus d’un mois. A ce propos, il a souligné la nécessité de la mise en oeuvre dans les meilleurs délais des recommandations de ces assises. Concernant la mise en place des organes chargés de la mise enœuvre des actes de ce dialogue, notamment  gouvernement d’ouverture «dans lequel on devra retrouver les différentes forces politiques ayant pris part à ce dialogue».

En outre, concernant la mise en place du comité de suivi des actes du dialogue politique, mais aussi la question de la légitimité du parlement pour transformer ces propositions en loi, l’ancien candidat à l’élection présidentielle a proposé concernant le comité de suivi que «toutes les forces vives ayant pris part à ce dialogue y soient représentées à savoir : l’opposition, la majorité,  la société civile  et la facilitation  (10 membres de l’opposition, 10 membres de la majorité, 6 membres de la société civile et 4 facilitateurs».

Concernant le parlement dont le mandat a été prorogé par la Cour constitutionnelle, il a appelé «toutes les forces politiques ayant pris part au dialogue de saisir collectivement la Cour Constitutionnelle pour demander un nouveau report des élections législatives avec pour corollaire une nouvelle prorogation du mandat des députés actuels».

Par ailleurs, sur l’attitude de la Communauté internationale concernant la crise post-électorale au Gabon il a demandé «aux uns et aux autres  de cesser de jeter de l’huile sur le feu», «part contre je les encourage   à  nous aider dans le renforcement de la démocratie, de l’état de droit, de la stabilité du pays et de la réconciliation  nationale»; a-t-il conclu.

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