Dialogue social: le Synamag ignoré par le gouvernement

Germain Nguema Ella, président du Synamag entouré d’autres membres © D.R

Ce mardi 23 avril 2019, le Premier ministre Julien Nkoghe Bekale a présidé une séance de travail avec les partenaires sociaux. Réunion au cours de laquelle les représentants du Syndicat national des magistrats du Gabon (Synamag) ont littéralement été « ignorés » par les organisateurs de ladite rencontre. Une attitude qui a conduit Germain Nguema Ella et son adjoint à quitter la salle avant le terme des travaux.

GABON LIBREVILLE

C’est dans un entretien accordé à Gabon Media Time que Germain Nguema Ella, président du Synamag a dénoncé l’attitude des organisateurs de la séance de travail du Premier ministre avec les partenaires sociaux. Séance au cours de laquelle ce syndicat représentatif des magistrats n’a pas été entendu. « Ils ont donné la parole à quasiment tous les syndicats qui voulaient parler sauf au Synamag. Pourquoi ? Je n’ai aucune idée ! Nous avons tout essayé, tout fait, pour que nous puissions prendre la parole sans succès », a-t-il confié.

Si au total près de 400 personnes, notamment les confédérations patronales, les centrales syndicales des travailleurs des secteurs privé et public, ont pris part à « ce dialogue de vérité », le Syndicat national des magistrats du Gabon se questionne sur « la déconsidération » dont il a été victime alors que la justice constitue un service public parmi les plus utiles dans le fonctionnement d’un Etat.

« Comment négocier la paix sociale sans associer le Synamag alors que nous sommes tous des acteurs ? », s’est questionné Germain Nguema Ella qui estime que « cela occasionne un désordre » surtout que « des syndicats qui n’existent même pas sur le terrain ont pris la parole alors que nous qui agissons n’avons pas eu droit à la parole. Nous avons donc préféré partir », a-t-il poursuivi.

Si le gouvernement espère calmer les fronts sociaux qui couvent dans la plupart des administrations suite à l’annonce des mesures issues du Conseil des ministres du 29 mars dernier, la prise de parole de tous les acteurs de la société civile est nécessaire pour que les réformes soient comprises et acceptées de tous.

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