Dialogue politique : le rapport général remis à Ali Bongo

Lancé le 28 mars dernier, le dialogue politique s’est achevé ce 26 mai 2017, avec la remise du rapport général de ces assises qui a vu la participation de près de 2000 acteurs de la société civile, ainsi que 54 partis politiques de la majorité et d’une frange de l’opposition. Ce document qui condense l’ensemble des propositions émises lors des deux phases​ du dialogue a été remis à Ali Bongo par les co-président de la majorité et de l’opposition, Emmanuel Issoze Ngondet et Pierre Claver Maganga Moussavou.

Après la lecture du protocole d’accord par les rapporteurs de la majorité et de l’opposition, Ali Akbar onanga Y’obegue et D’argenteuil Kombila, le co-président de la majorité, Emmanuel Issoze Ngondet est revenu sur l’importance que revêt ce dialogue politique convoqué par Ali Bongo. Il a indiqué que ces assises ont permis de «conforter davantage le peuple dans son rôle de légitimité du pouvoir, renforcer les conditions d’intégrité et de transparence des scrutins, améliorer la représentativité politique des citoyens».

Par ailleurs, le co-président de l’opposition qui a pris part au dialogue, Pierre Claver Maganga Moussavou, est revenu sur les différents avancé en matière de démocratie mais aussi de gouvernance, notamment le scrutin uninominal à deux tour, la réforme de la CENAP qui sera désormais remplacée​ par le Centre gabonais des élections (CGE), mais aussi l’exclusion du ministère de l’Intérieur dans la proclamation des élections. «Ce dialogue tout en replaçant les citoyens gabonais au centre de nos décisions, devrait fonder durablement le chemin de la transparence et d’un état de droit démocratique» a t-il souligné en substance.

Après la signature du protocole d’accord entre les membres de la majorité et l’opposition, Ali Bongo est revenu sur l’importance qu’il accorde au dialogue dans un pays qui peine souvent à se relever après des scrutins souvent mouvementé. «J’ai lancé un appel au dialogue, beaucoup y ont répondu. D’autres ont fait la sourde oreille. Mais la palabre des enfants du Gabon à bel et bien eu lieu», ajoutant que ces assises d’Angondjé marque un tournant décisif dans l’histoire politique du Gabon.

Il a par ailleurs saluer la maturité des acteurs  qui ont accepté le dialogue politique, soulignant que par leur travail acharné ceux-ci ont «jeter les bases de l’écriture de page nouvelles de l’histoire institutionnelle de notre pays». Il s’est par ailleurs engagé à aider les institutions compétentes, en l’occurrence le parlement, à traduire en lois, règlements et décisions les propositions issues de ce dialogue politique.

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