Dialogue national / Phase politique : Le Fujo fustige la sous-représentation des jeunes

Ce samedi 8 avril 2017, à la Chambre de commerce de Libreville, sise au centre-ville, les mouvements et associations de jeunes engagés ayant pris part à la phase sociale du dialogue national initié par Ali Bongo Ondimba ont tenu une conférence de presse. Ce fut l’occasion pour ces derniers de faire le point de ces assises.

Cette rencontre devant la presse avait pour but d’éclairer l’opinion nationale sur le bilan à mi-parcours du dialogue politique qui s’est ouvert le 29 mars dernier dans sa phase citoyenne. Mais c’était aussi l’occasion pour l’ensemble des mouvements de jeune, notamment, le Front uni des jeunes de l’opposition (Fujo), la diaspora gabonaise représentée par Célestin Ella Ollomo, le général des mapanes, Gaël Ayoune Koumba et d’autres mouvements y compris des proches d’Ali Bongo, de fustiger la sous-représentation de la jeunesse au cours de la phase politique du dialogue national qui s’ouvrira dans les tous prochains jours.

En effet, l’ensemble de ces mouvements et associations de jeunes ont été unanimes concernant la question de la sous-représentativité de la jeunesse lors de la phase politique, soulignant que le véritable travail se déroulera au cours de cette dernière, la phase citoyenne n’ayant formulé que des propositions. C’est dans cette optique que «la jeunesse souhaite participer à la phase politique ne serait-ce qu’en qualité d’observateur pour voir comment les débats vont se dérouler», a souligné l’un des membres fondateur du Fujo, Isaac Abagha Obiang.

Au nombre des arguments évoqués pour justifier le refus d’intégrer les jeunes à cette phase politique, ils expliquent que les partis politiques disposent de mouvements de jeunes statutaires et qu’à ce titre la jeunesse sera représentée. Des assertions battues en brèche par les membres du Fujo, qui estiment que «ces partis sont sous représentés, qu’il ne s’agit que des 0%, certains n’existent que de nom. Sont-ils légitimes?» se questionnent-ils par ailleurs.

«Il y a eu deux protagonistes à la présidentielle de 2016, le Fujo ne regorge que de jeunes qui furent le fer de lance de la campagne, s’il faut taire les querelles il est important qu’ils soient intégrés. La diaspora aussi a été très active ces derniers mois. On en saurait régler durablement la crise politique née de la dernière présidentielle sans impliquer cette diaspora» a indiqué Isaac Abagha Obiang.

Soulignant d’ailleurs que dans la conception du dialogue d’Ali Bongo, ce dernier n’avait pas à l’esprit d’exclure les forces vives de la nation du débat, du véritable débat. C’est donc partant de ce constat que le Front uni des jeunes de l’opposition en particulier et l’ensemble des mouvements et associations de jeunes ont martelé qu’ils refusent «que les mêmes acteurs qui ont pris part au accord de Paris et d’Arambo viennent hypothéquer le rêve d’une jeunesse».

Avant de conclure que ce dialogue est l’ultime occasion pour restaurer l’unité nationale fortement endommagée depuis la présidentielle d’août 2016 et qu’il ne saurait servir de parcelle à une certaine classe politique qui pense une fois de plus que c’est une occasion de se partager le gâteau Gabon.

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