Dialogue national : Maganga Moussavou soupçonné de faire fuiter de «fausses informations»

Que se passe t-il réellement au sein de l’opposition qui participe au dialogue politique voulu par Ali Bongo? C’est la question qu’on pourrait se poser au vu des informations qui circulent ces derniers jours dans de nombreux médias. En effet, depuis quelques jours, il est fait état du désaccord qui existerait entre membres de l’opposition prenant part au dialogue, cette situation s’est accentuée avec la fuite dans la presse d’information mettant en cause le président de Démocratie nouvelle, René Ndemezo’o Obiang, ces «fausses informations» selon certaines indiscrétions seraient  orchestrées par un autre membre du camp de l’opposition, en l’occurrence Pierre Claver Maganga Moussavou.

En effet, se faisant l’écho d’un article du quotidien l’Union, plusieurs organes de presse soulignaient l’existence au sein de l’opposition de deux factions, celle emmenée par  Maganga Moussavou, qui serait favorable à une limitation du mandat présidentiel, et l’autre dont le chef de fil serait René Ndemezo’o Obiang qui ne serait défavorable à cette idée. Ces informations laissaient donc croire que le dernier cité ne souhaitait pas que le système actuel fasse l’objet d’avancement, ceci pour consolider la démocratie dans le pays.

Faux! souligne certains membres de l’opposition, selon toute vraisemblance, la fuite de ces fausses informations serait orchestrée  par le président du Parti social démocrate, Maganga Moussavou, qui aux dires de certains, tente depuis le début de ces assises de tirer la couverture vers lui. Il lui est d’ailleurs reproché de vouloir imposer systématiquement ses propositions, par le truchement de plusieurs de ses proches qu’il a réussi à positionner, notamment  sa femme à la présidence de la commission 2, son beau-fils comme co-rapporteur de la commission 1, son fils à la commission 4.

Un comportement jugé malsain par les participants. Ce qui met en mal la cohésion au sein du camp de l’opposition. Mais le reproche fait au président du PSD est valable pour d’autres leaders de l’opposition, en l’occurrence son rival au sein de ce camp, René Ndemezo’o Obiang, tous deux ayant littéralement positionnés plusieurs membres de leur entourage. Ceux-ci sont d’ailleurs accusés d’entretenir une véritable opacité dans la désignation  des 80 membres de la délégation devant représenter l’opposition dans les quatre commissions.

Il est de ce fait clair que ces soubresauts observés au sein de l’opposition participant au dialogue d’Ali Bongo, ne sont que des  scènes de ménage qui ont pour cause le désir de chacun de s’imposer comme leader de l’opposition au sortir de ces assises, une situation qui il faut le noter fait  le lit de la majorité au pouvoir.

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