Dialogue national : le gouvernement sollicite l’indulgence des participants

Vendredi 31 mars dernier, dans la salle de presse du Stade de l’Amitié Sino-Gabonaise, s’est tenue la traditionnelle conférence de presse du ministre de la communication, porte-parole du gouvernement, Alain Claude Bilie-By-Nze. S’exprimant sur le déroulement du dialogue national prôné par Ali Bongo Ondimba, a confié que des mesures sont mises en place pour faciliter le transport des participants.

Ouvert le 28 mars dernier au palais présidentiel, le dialogue national inclusif est boudé par les participants qui «se plaignent des transports» et qui, pour des raisons financières auraient donc du mal à rejoindre la plate-forme dédiée au dialogue. En réponse, le ministre de la Communication a affirmé que «ce sont des préoccupations que nombreux participants au dialogue posent et les organisateurs sont en train de trouver des solutions pour faciliter le transport en mettant en place un système de navette de bus et organiser sur place des pauses café».

À l’heure où notre pays est en quête d’investisseurs, les revendications syndicales de plus en plus alarmantes, un lien social quasiment inexistant mais le gouvernement trouve les moyens pour transporter les participants au dialogue. Où allons-nous finalement?

Un homme politique gabonais disait  «on ne fait pas du neuf avec du vieux». Quid des vieilles méthodes utilisées encore aujourd’hui? Alors que ce pays a besoin de se redynamiser en développant son intelligentsia, les participants se bornent à mentionner le transport et les pauses café. Le dialogue est censé être un échange libre entre gabonais soucieux de voir ce pays évoluer. Mais l’on se rend compte une fois de plus que beaucoup y vont pour des raisons ludiques.

Ce dialogue ne devrait pas juste être politique mais également moral, il en va des valeurs que les Gabonais et Gabonaises devraient partager.

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