Dialogue national inclusif / Jean Ping : «je ne donnerai pas ma caution à une mascarade»

Jean Ping invité de la Matinale de Radio France internationale (RFI) a répondu aux questions de Carine Franck. Au cours de cet entretien, il a entre autres été évoqué sa non participation au dialogue national qu’il qualifie de mascarade.

Abordant la question de l’opportunité qu’offrirait le dialogue prôné par Ali Bongo pour entrevoir la limitation des mandats présidentiels, l’élection à deux tours, la réforme de la commission électorale, de la Cour constitutionnelle dès thèmes sur lesquels Jean Ping a fait campagne, il a balayé du revers de la main cette possibilité. Arguant que depuis la conférence nationale de 1991, la démocratie qui a été mise en place a été progressivement tricotée, «on est revenu à 7 ans renouvelable à perpétuité, on est revenu à l’élection à un tour etc. Sans demander à personne. Maintenant ils disent qu’ils veulent détricoter. Et beh qu’ils détricotent. Ils n’ont pas besoin de nous.» a-t-il affirmé.  

Par ailleurs, estimant que le parti au pouvoir jouit d’une majorité, il n’ a pas besoin d’un dialogue pour initier ses réformes. «Vous voulez revenir au système à deux tours, vous avez une assemblée qui est à vos ordres, tous ce que vous voulez, vous pouvez le faire» précisant que «le système est une bande de copains, certains diraient de coquins qui veulent que nous apportons notre caution».

Droit dans ses bottes, le leader de la Coalition pour la nouvelle République a déconsidéré les propos de Jean Marc Ayrault, le ministre français des Affaires étrangères, que d’aucuns auraient pu percevoir comme un petit succès diplomatique pour Ali Bongo, qui a exprimé «l’espoir que ce dialogue débouche sur des réformes structurelles».

Pour Jean Ping, Elle se mettront en place sans lui «c’est une certitude», il ne sera pas de la partie et de donnera pas sa «caution à une mascarade.», qu’il qualifie de «bal des vampires», qui n’accouchera rien de bon selon lui. «Pendant un mois ils vont être dans les hôtels, pour danser, pour chanter, pour sabler le champagne, pour prendre des décisions qui sont déjà connu d’avance.» a-t-il conclu.

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