Dialogue national / Boycott du clan Ping : l’amertume de Faustin Boukoubi

© DCP

Le dialogue politique qui s’est ouvert ce mardi 28 mars au palais de la présidence de la République, a été le lieu pour les acteurs politiques de la majorité et de l’opposition de donner leur sentiment sur la tenue de ces assises. Lors de son discours de circonstance le secrétaire général du Parti démocratique gabonais n’a pas manqué d’interpeller une fois de plus de manière implicite le camp de Jean Ping sur son refus d’y participer.

Prévus se tenir du 28 mars au 10 mai 2017, le dialogue politique devait permettre de proposer des pistes de sortie de crise, conséquence de l’élection présidentielle du 27 août  2016, qui avait donné lieu à des violences et autres émeutes sur l’ensemble du territoire national. Ainsi, pour apaiser les tensions perceptibles sur le plan socio-politique, Ali Bongo a appelé au dialogue de toutes les forces vives de la nation, un appel balayé du revers de la main par Jean Ping et la Coalition pour la nouvelle République regroupant l’ensemble des partis et personnalités politiques l’ayant soutenu lors de l’élection présidentielle.

Ce refus du camp Jean Ping n’a pas manqué de susciter une certaine amertume du secrétaire général du PDG, Faustin Boukoubi qui a souligné d’entrée de jeux à l’endroit de ces derniers qu’«un vrai leader qui milite au bonheur de son peuple, pourrait-il ne pas consentir à dialoguer librement avec les tenants du pouvoir, en vue de trouver les solutions consensuelles au bon fonctionnement de notre société», «même s’ils feignent de le renier, ils savent et leurs amis extérieurs le leur réitère l’élection du président de la République est close, Ali Bongo Ondimba a été élu, reconnu comme tel par toute la communauté nationale et internationale».

En outre, parlant de la non participation de Jean Ping et ses alliés, il a souligné que  «Leurs contributions auraient apporté un plus à la nation», regrettant que ce boycott est «contre productif» y compris «pour les militants et sympathisants de Jean Ping dont les idées ne pourront pas être répercutées durant ce dialogue».

Par ailleurs, il a déclaré que le refus de participer à ce dialogue politique prétextant de la non mise en oeuvre des précédents accords politiques est un argument «fallacieux», soulignant que «le manque de volonté est ainsi abusivement invoqué parce que plusieurs aspects de ces accords ont bel et bien été mis en oeuvre».

Dans son discours circonstancielle, il a explicitement accusé les membres de l’opposition d’être à l’origine de la non mise en oeuvre des accords politiques précédents, «sans nous départir de notre part de responsabilité, nos fameux opposants d’aujourd’hui ne sont-ils pas ceux qui hier au sommet de leur gloire, au coeur du pouvoir, alors que la plupart d’entre nous étions en périphérie auraient compromis la réalisation  ces accords» a t-il martelé.

Laissez votre avis