vendredi,25 septembre 2020
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Dialogue Gabon-UE : la HAC pointée du doigt pour ses sanctions «disproportionnées et préjudiciables»

Le dialogue politique intensifié entre le gouvernement et l’Union européenne (UE) qui s’est déroulé du 25 novembre 2019 au dimanche 15 décembre 2019 a été l’occasion pour les deux parties d’aborder la question cruciale de la liberté de la presse qui depuis la mise en place de la Haute autorité de la communication (Hac) semble désormais menacée. Une attitude autoritaire qui n’a pas manqué d’être critiquée dans le document final de ces échanges.

Lors de ce dialogue politique intensif qui s’est conclu par la lecture d’une communication de l’ambassadrice de l’Union européenne au Gabon, Rosario Bento Pais, en présence du ministre des Affaires étrangères Alain Claude Bilie-By-Nze, la problématique des violations des libertés fondamentales et plus particulièrement des difficultés rencontrées par les médias notamment avec les sanctions récurrentes de la HAC a été évoquée.  

Ainsi, le document final de ces échanges indique que les sanctions du régulateur des médias sont «disproportionnées et préjudiciables». Il faut dire qu’en à peine un an d’existence, la Haute autorité de la communication s’est muée en véritable pourfendeur de la liberté de la presse. En juillet 2019 par exemple l’autorité administrative en charge de la régulation du secteur de la communication avait décidé de suspendre une trentaine de médias en ligne. 

Les échanges entre l’Union européenne et le gouvernement gabonais ont permis de « constater que les suspensions récurrentes d’organes de presse écrite ou audiovisuelle constituaient un mode de régulation trop souvent disproportionné  et préjudiciable  », a déclaré l’ambassadrice de l’Union européenne. En effet, ces sanctions tous azimuts et appliquées au gré des humeurs, ont une incidence indéniable sur le fonctionnement de plusieurs entreprises de presse et surtout dans un secteur qui peine à éclore.

 

Il faut souligner que plusieurs personnalités politiques et même de la société civile avaient appelé à la réforme de cette entité qui ne s’illustre que très rarement dans la défense de la liberté de la presse. c’est le cas notamment du président du parti Ensemble pour la République Dieudonné Minlama Mintogo qui avait appelé à une réforme de la HAC, dans l’urgence, pour sauver la liberté de la Presse et la liberté d’expression.  

Dans la même lignée l’organisation non-gouvernementale, Reporters sans frontière (RSF), avait aussi appelé à la réforme du fonctionnement de cet organe de régulation dirigé par Raphaël Ntoutoume Nkoghe afin qu’il remplisse son rôle originel : celui de défendre la liberté de la presse, plutôt que les intérêts du pouvoir.

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Mondjo Mouegahttp://gabonmediatime.com
Titulaire d'une Licence en droit, l'écriture et la lecture sont une passion que je mets au quotidien au profit des rédactions de Gabon Media Time depuis son lencement le 4 juillet 2016 et de GMTme depuis septembre 2019. Directeur des Rédactions et Rédacteur en chef de GMTme
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