Deuxième tour des législatives: les observateurs de l’Union africaine satisfaits

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Ce mardi 30 octobre 2018, la mission d’observation de l’Union africaine (MOEUA) a organisé une conférence de presse dans un hôtel de Libreville. Lors de cette rencontre avec la presse nationale et internationale, ils ont tenu à faire le point de leur mission effectuée à l’issue du 2ème tour des élections législatives qui s’est déroulé le samedi 27 octobre dernier.

Conduite par Monique Ngaralbaye, la mission d’observation de l’Union africaine a dit avoir visité plus de 100 bureaux de vote afin d’apporter un regard critique sur le déroulement du scrutin. «Les équipes de la MOEUA ont observé les opérations d’ouverture et de dépouillement dans treize (13) bureaux de vote et le déroulement du scrutin dans cent six (106) bureaux de vote », a-t-elle déclaré.

La MOEUA a entre autres constaté que plusieurs règles et principes électoraux ont été respectés, ce qui a permis le maintien du calme lors du second tour des législatives. «Dans presque tous les bureaux visités, le nombre d’enveloppes contenues dans les urnes était conforme au nombre d’émargements figurant sur la liste électorale. De même, aucun constat ne fait état de l’existence dans les urnes, de bulletins ne portant pas les trois signatures requises. », a-t-elle poursuivi.

Monique Ngaralbaye n’a pas manqué de saluer la paisibilité qui a caractérisé la tenue de ces élections en dépit de plusieurs esclandres telle que l’incendie de la mairie de Ndjolé au lendemain du premier tour des législatives et de menaces proférées à l’encontre de certains candidats, ainsi qu’au dépouillement dans l’obscurité dans plusieurs centres de vote. « La Mission a aussi observé avec satisfaction le calme et la sérénité qui ont prévalu tout au long de cette période », a précisé la chef de mission de la MOEUA.

La MOEUA a par ailleurs invité le gouvernement gabonais à faire des améliorations concrètes afin de « garantir le bon déroulement des opérations électorales », aux partis de l’opposition, la nécessaire de recourir à des voies légales en cas de contestation des résultats rendus publics par le Centre gabonais des élections.

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