Dette intérieure/ Madeleine Berre: «les premières tranches ont déjà été payées»

Madeleine Berre et Nina Abouna au cours de leur conférence de presse © GMT

C’est à la faveur d’une conférence de presse qu’elle a animé le mardi 3 juin dernier au siège de l’Agence nationale de promotion des investissements (ANPI), la ministre de la Promotion des investissements et des Partenariats publics-privés, Madeleine Berre a édifié l’opinion sur l’apurement de la dette intérieure annoncée courant mars 2018. A cet effet elle a affirmé que le gouvernement comptait respecter ses engagements en apurant sa totalité.

Lors de cet échange, qui s’est déroulé au terme du Comité interministériel du Haut conseil de l’investissement axé sur l’amélioration du climat des affaires, le membre du gouvernement s’est exprimé sur la dette intérieure qui obère considérablement l’économie du pays. A cet effet, elle a indiqué que lors de cette rencontre présidée par le Premier ministre, Emmanuel Issoze Ngondet, le gouvernement a tenu à faire le point sur l’état des décaissements au niveau du Club de Libreville.

Madeleine Berre a indiqué que concernant cet aspect, ce sont des tranches de 5 milliards qui ont été effectivement payées, et que les entreprises bénéficiaires sont celles qui présentent des attestations de réalisations de travaux. Sur la question de la TVA, la ministre de Promotion des investissements et des Partenariats publics-privés a relevé que le gouvernement allait améliorer le fonctionnement du compte séquestre qui devrait recueillir toute la TVA pour pouvoir permettre le remboursement.

Interrogée sur l’effectivité du paiement des entreprises, le membre du gouvernement a confirmé que le processus suivait normalement son cours. «Les premières tranches ont déjà été payées. Les entreprises sont satisfaites, et nous travaillons avec le syndicat des PME qui s’occupe de cet aspect. Chacune des parties a pu respecter ses engagements», a-t-elle relevé.

Par ailleurs, elle a regretté que la dette était devenue au fil des années un four tout, d’où la nécessité de payer exclusivement les entreprises dont les créances ont été attestées par le ministère de l’Economie en contrepartie du travail réalisé. «Il y a dans notre pays un stock de dette qui mérite une vérification, qui mérite une sorte d’audit», a-t-elle fustigée tout en annonçant qu’un cabinet allait d’ailleurs être désigné pour accompagner l’Etat dans la mise en oeuvre d’un audit sur sa dette.

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