Des membres du gouvernement gabonais coincés dans un hôtel parisien par des «résistants»

Plusieurs membres du gouvernement gabonais actuellement en séjour à Paris dans le cadre des 10èmes Rencontres internationales des partenariats publics privés (PPP) organisées par le Medef ont été bloqués par les «résistants» dans un hôtel parisien, plusieurs heures durant, dans soirée du vendredi 24 au samedi 25 mars 2017.

Plusieurs heures durant, des membres de l’équipe gouvernementale d’Issoze Ngondet qui l’accompagnent aux 10èmes Rencontres internationales des PPP ne pouvaient quitter l’hôtel Raphaël, sis au 7, Avenue Kléber dans le 16ème arrondissement de Paris, un des deux hôtels, où la délégation gabonaise est logée.

Les «résistants» disent s’être réunis pour montrer à la face du monde que le pouvoir d’Ali Bongo est illégitime. «Vous êtes légitime mais vous vous faites garder par les CRS (Compagnies républicaines de sécurité [NDLR])» s’interroge ironiquement une manifestante. Un autre renchérit : «Nous réclamons que cet établissement prestigieux n’accueille pas des personnes que nous soupçonnons d’être à l’origine des exactions qui ont causé tant de morts au Gabon», «Ces gens nous ont empêchés de rêver, nous allons les empêcher de dormir» poursuit une autre.

Très mobilisés, les «résistants» comme ils se font appeler ont quadrillé l’hôtel Raphaël, d’autres appelaient sur le standard pour signifier la présence parmis les clients d’officiels gabonais à l’origine des violences post-électorales au Gabon. N’eut été la stratégie bien pensée par les CRS les membres de la délégation gabonaise n’auraient pas pu sortir.

C’est aux environs de minuit, après que la police ait sécurisé un passage qu’une partie la délégation est sortie de l’hôtel Raphaël, sous les huées et les invectives «Bande d’assassin, voleurs, honte à vous, vous êtes venus jusqu’ici narguer les gens. Les voilà, ces tueurs.», «Ici vous avez droit à la protection d’une police qui vous respecte, alors qu’au Gabon vous ne respectez rien ni personne, vous tuez des gens, vous tuez des enfants. regardez les partir.» s’offusquait une des manifestantes. Ngoyo Moussavou a quitté les lieux par une porte dérobée sous protection policière, le premier ministre, Emmanuel Issoze Ngondet et le ministre de l’Economie, Régis Immongault seraient  encore au sein de l’établissement hôtelier.

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