Des écoles primaires transformées en collèges pour cette année encore?

Après la publication vendredi dernier du calendrier de l’année académique 2017-2018, le ministère de l’Éducation nationale a procédé à l’affichage de la liste des élèves de classes de 5e année primaire admis en sixième. Comme chaque année, face au deficite en salle de classe dans les différents lycées et collèges, le gouvernement devrait transformer certains établissements primaires en collèges pour accueillir les nouveaux arrivants, des lycées et collèges.

En effet, confronté à des difficultés d’infrastructures et au problème d’effectifs pléthoriques qui gangrènent le système éducatif gabonais, le gouvernement, depuis deux avait trouvé comme palliatif, de transformer les établissements primaires en collèges. Une décision qui selon plusieurs observateurs, ne résout pas le problème mais l’accentue un peu plus.

A défaut d’une politique de construction de nouveaux établissements, l’on assiste à un déplacement du problème au niveau des établissements primaires. Bien que la mesure permet de désengorger considérablement les salles de classes de 6e, au primaire, la situation semble désormais se déporter au niveau des écoliers. Plusieurs d’entre eux sont amenés à parcourir des kilomètres en plus pour se rendre dans leurs nouveaux établissements.

Pis, la question des effectifs pléthorique semble désormais être le quotidien des classes du primaire avec parfois plus de 50 enfants par enseignants.

En outre, dans certains de ces établissements primaires devenus des collèges, les tables-banc devant acceuillirs les collégiens sont les mêmes qui autrefois, étaient utilisés par les écoliers, et ne répondent donc pas aux besoins des apprenants tout en mettent un frein à l’évolution naturelle de leur croissance. Ce sont, entre autres, les difficultés qu’engendrent la mesure.

Une situation qui inquiète non seulement les parents, à cause de l’insécurité grandissante que connaît le pays, mais aussi les enseignants qui voient leur charge de travail passer du simple au double. Il apparaît donc nécessaire que le gouvernement prenne à bras le corps ce problème, qui d’ailleurs est l’un des points revendiqués par les syndicats de l’education nationale chaque année.

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