Des biens estimés à 45 milliards de Fcfa appartenant au clan Bongo gelés en attendant un procès

Omar Bongo Ondimba © D.R

Cette affaire qui fait la une de l’actualité internationale depuis plusieurs années vient de connaître un nouveau rebondissement. Ainsi, selon le journal le Parisien, la justice française vient de clore son enquête sur les biens accumulés en France par l’ancien président du Gabon. Un patrimoine estimé à plus de 68 millions d’euros, soit 45 milliards de Fcfa vient d’être gelé en attendant un éventuel procès.

De ce qui ressort de l’instruction menée par les magistrats français, ces 45 milliards correspondent au montant total du patrimoine immobilier et mobilier de la famille Bongo, qui aurait été acquis frauduleusement en France avec des deniers publics détournés du Gabon sous le feu président Omar Bongo, décédé en 2008.

L’instruction menée par la justice française a pu déterminer qu’Omar Bongo avait acquis des biens en France depuis la fin des années 1980 et jusqu’en 2008, cela à titre personnel, sous son nom de naissance Albert-Bernard Bongo, mais aussi à travers deux sociétés civiles immobilières écrans, la SCI Emeraude et la SCI de La Baume.

Par ailleurs, «il convient de relativiser le montant car seuls les biens immobiliers, saisis en 2016 par les juges Roger Le Loire et René Grouman sont pris en compte. En l’occurrence trois hôtels particuliers à Paris et sept villas à Nice, entretenus à grands frais. Une saisie a minima. Un document de 2009 de l’ONG Transparency International, partie civile dans le dossier, faisait état à l’époque de 33 propriétés dans la capitale et sur la Côte d’Azur. Contactée Me Dumont-Beghi, l’avocate du président gabonais Ali Bongo, fils d’Omar Bongo, n’a pas été autorisée par ses clients à s’exprimer»; précise le média français.

Ainsi, pour faire la lumière sur cette affaire aux allures de scandal politico financier, il revient désormais au parquet national financier (PNF) de prendre ses réquisitions, puis au successeur du juge Le Loire, promu à Nanterre, d’ordonner ou non un procès.

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