Dépôt de plainte en France contre Mborantsuo : «je suis sereine (…) c’est le fruit de mon travail»

Fortement médiatisée ces dernières semaines, notamment sur la plainte déposée contre elle en France pour escroquerie, abus confiance, faux et usage de faux diplôme, de détournement de fonds, la présidente de la Cour constitutionnelle, Marie Madeleine Mborantsuo a réagi, ce jeudi 6 juillet sur ces graves accusations.

Interrogée sur les antennes de Radio France internationale, l’actuel président de la Cour constitutionnelle s’est défendu sur les accusations d’usage de faux diplôme dont elle fait l’objets. «Certes l’université Omar Bongo Ondimba délivrait une licence, c’etait la licence ancien régime 4 ans ce qui nous emmenait directement à accéder au troisième cycle donc en fait c’etait la maîtrise», a-t-elle tenté d’expliquer. Oubliant qu’il n’y a pas  d’«université Omar Bongo Ondimba», au Gabon.

Accusée d’escroquerie, abus confiance, faux et usage de faux diplôme, de détournement de fonds, Marie Madeleine Mborantsuo n’a pas manqué de réagir violemment sur ce qu’elle qualifie «d’acharnement» visant à l’affaiblir et «même de porter atteinte à la stabilité du Gabon».

«Ce plaignant, il parait qu’il y a même un pharmacien, enfin je ne sait même pas qu’est ce qu’il a à foutre de tout cela! Il parait même qu’il a un avocat, est ce que cet avocat a fait du droit? Les dispositions initiales sur la base desquelles les membres de la Cour constitutionnelle avait été désignés, avait été modifiés en profondeur. La Constitution elle-même était claire, les modifications ne s’appliquent pas au mandat antérieur, c’est un acharnement parce qu’on cherche avec la petite torche qu’est ce qu’on peut faire contre madame Mborantsuo pour la salir»; a t-elle martelé la voix presque sanglotante.

Par ailleurs, questionnée par le journaliste de RFI, Sébastien Nemeth, sur l’enquête ouvert contre elle par le parquet national financier du tribunal de grande instance de Paris, la haute magistrate se dit sereine sur la suite de la procédure, estimant qu’il «ne s’agit pas de la justice de règlement de compte, il s’agit de la vraie justice dans un Etat de droit. L’occasion me sera donné pour apporter tous les éléments concernant le peu que je peux avoir»; «c’est pour vous dire que je suis sereine, que c’est le fruit de mon travail»; a t-elle déclaré.

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