dimanche,29 novembre 2020
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Dépénalisation de l’homosexualiité: «si une personne choisit librement l’enfer, il faut exhorter les autres à ne pas l’imiter», dixit Mgr Madega

C’est au cours de l’interview exclusive accordée à nos confrères de l’hebdomadaire L’Aube parue ce lundi 19 octobre 2020, que Mathieu Madega Lebouakehan, évêque de Mouila et président de la Conférence épiscopale du Gabon est revenu sur la question de la dépénalisation de l’homosexualité. Un revirement de position législatif survenu un an seulement après sa pénalisation que l’homme de Dieu qualifie de « choix de l’enfer ».

Questionné à propos de la dépénalisation de l’homosexualité qui avait été actée en juillet dernier par les deux chambres du parlement et promulguée par le président de la République, l’évêque de Mouila, Monsegneur  Mathieu Madega Lebouakehan a souligné à la fois « le problème de stabilité » du gouvernement sur la question mais aussi la « période choisie » par le gouvernement pour soumettre à l’Assemblée nationale et au Sénat le retrait de l’ordonnancement juridique la répression « des relations sexuelles entre personnes de même sexe ». 

Pour l’évêque de Mouila et président de la Conférence épiscopale du Gabon, c’est du point de vue du droit qu’il faut d’abord apréhender la question de la dépénalisation de l’homosexualité. « Comment, un an plus tôt, le législateur prend-il une loi, et après un an seulement, sans que cette loi ne soit devenue inobersvable, décide-t-il de la changer », s’est-il demandé pour illustrer à la foi l’impréparation et le changement à la va-comme-je-te-pousse du gouvernement sur une question aussi importante pour le vivre ensemble. 

« Pourquoi se précipiter d’un côté, puis se précipiter de l’autre », poursuit Mathieu Madega Lebouakehan avant de déduire que l’attitude du gouvernement traduit en réalité « un problème de stabilité juridique ». Une analyse qui rejoint d’ailleurs celle du Parti démocratique gabonais (PDG, au pouvoir) qui avait quelques mois après le vote de cette loi, sanctionné le Premier ministre de l’époque, Julien Nkoghe Bekale pour avoir mené avec beaucoup de légèreté cette réforme du Code pénal qui actait la dépénalisation de l’homoséxualité. 

Au terme de son propos sur cette question qui touche aussi bien les valeurs chrétiennes que traditionnelles, l’évêque de Mouila a souligné que la période au cours de laquelle la dépénalisation de l’homoséxualité a été portée devant le parlement était curieuse. Ceci, sans manquer de préciser que : « Nous sommes tous appelés à choisir le ciel et à refuser l’enfer. Mais si une personne choisit librement l’enfer, il faut comme minimum exhorter les autres à ne pas l’imiter », a-t-il conclu.

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Henriette Lembethttp://gabonmediatime.com/
Journaliste Le temps est une donnée fatale à laquelle rien ne résiste...
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