Départ de Panalpina : les employés exigent de meilleurs conditions de séparation

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Entamé depuis le mois d’avril, suite à l’annonce d’une cessation de ses activités au Gabon, le mouvement de grève des employés de Panalpina, entreprise spécialisée dans le transport maritime et aérien, se poursuit. La cinquantaine d’employés de la capitale économique exigent toujours des meilleurs conditions de séparation avec l’entreprise, autres que celles proposées actuellement par la direction générale.

GABON LIBREVILLE

En effet, arguant la situation de conjoncture que traverse actuellement le pays, le directeur général «après avoir brandi la menace d’un licenciement économique» au cas où les employés n’accepteraient pas les deux mois de bonus qu’il leur accorde, celui-ci  avait  dû revoir «à la hausse sa proposition après de fortes pressions. En plus des droits légaux, les travailleurs devraient recevoir six mois de salaire en guise de bonus».

Des conditions jugées insuffisantes par les salariés, puisque privés de salaire depuis deux mois déjà. Ainsi, «au lieu des quatre millions proposés par cette dernière (direction générale NDLR), ceux-ci réclament 15 millions. Une somme qui peut, selon eux, être négociée. Mais les dix mois de bonus qu’ils exigent, au lieu de six proposés en dernier lieu par l’entreprise, ne sont pas négociables» nous rapporte l’hebdomadaire l’Aube.

Une situation de blocage des négociations qui ne laisse rien présager de bon pour ces nombreux responsables de familles, alors que l’entreprise a déjà transféré toutes ses opérations à une société concurrente, Action Rapide Transit (ART), depuis la fin du mois de mars dernier. Les employés quant à eux continuent d’observer un sit-in au siège de la société, Panalpina Gabon qui a déjà presque mis la clé sous le paillasson et ne compte plus négocier avec eux. Cet état de fait devrait dès lors interpeller le gouvernement afin de garantir le respect des droits de ces compatriotes.

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