vendredi,15 octobre 2021
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Démission d’Eugène Mba: les conseillers de l’opposition dénoncent une violation de la loi sur la décentralisation

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C’est par le biais d’une déclaration de presse faite ce jeudi 1er juillet 2021 que les conseillers municipaux de l’opposition sont revenus sur la démission spectacle du maire de Libreville Eugène Mba. Pour ces derniers, l’arrêté pris par le gouverneur de l’Estuaire de la province de l’Estuaire portant convocation du Conseil municipal extraordinaire du 17 juin dernier, est une violation de loi n°1/2014 du 15 juin 2015 relative à la décentralisation.

Quelques jours après avoir saisi le tribunal administratif en vue de l’annulation de l’arrêté n°000025/MI/PES/CAB.G du 1er juin 2021 du gouverneur de la province de l’Estuaire convoquant la session extraordinaire du Conseil Municipal de Libreville, les conseillers municipaux de l’opposition viennent de dénoncer une violation manifeste de la loi n°1/2014 du 15 juin 2015 relative à la décentralisation et des principaux constitutionnels.

En effet, ces derniers ont relevé l’incompétence de Marie Françoise Dikoumba de convoquer un Conseil municipal. « Que cela soit clair, le gouverneur n’a ni la qualité de convoquer une session extraordinaire du conseil municipal, ni celle de la présider. Sur ces deux points, les dispositions de la loi relative à la décentralisation sont limpides », ont-ils martelé. Avant d’indiquer qu’en outrepassant ses prérogatives, l’autorité administrative l’article 63 alinéa 2 de ladite loi. Toute chose qui jette d’emblée le discrédit sur notre démocratie faisant de la décentralisation une «déconcentration déguisée ».

Par ailleurs, les conseillers municipaux de l’opposition ont pointé du doigt ce qui s’apparente à de l’Inquisition de la part de Marie Françoise Dikoumba. Qui non seulement se serait arrogée des droits qui ne lui sont nullement reconnus mais aussi « privé les conseillers municipaux du droit à la parole que lui garantissent les dispositions de l’article 19 de la loi n°1/2014 du 15 juin 2015 relative à la décentralisation », ont-ils ajouté. Non sans préciser que le Gouverneur de l’Estuaire a « ignoré les procédure en vigueur en matière de procès-verbaux sanctionnant les sessions du Conseil municipal ».

Un chapelet de griefs qui pourraient étayer leur démarche juridique qui vise selon les concernés à dénoncer les « violations récurrentes de la Constitution, des lois et des règlements de notre pays pays qui sont devenues la marque de fabrique du pouvoir PDG ». Fort de ce qui précède, les plaignants ont dit avoir foi en la justice notamment aux magistrats de la juridiction saisie pour dire et appliquer la loi au nom du peuple gabonais et pour l’intérêt de tous. Gageons que cette procédure aboutira à faire toute la lumière sur cette affaire qui n’a que trop duré.

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Lyonnel Mbeng Essonehttps://www.gabonmediatime.com
Journaliste Reporter (Société - Justice - Faits divers )
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