Délabrement du système éducatif:  la Conasysed interpelle l’Unesco

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En prélude à la visite de la directrice générale de l’Organisation des nations unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO), Audrey Azoulay, la Convention nationale des syndicats du secteur education (Conasysed) a saisi cette occasion pour dénoncer l’état de délabrement du système éducatif gabonais. Ainsi dans une correspondance adressée à la responsable de cette organisation onusienne, les syndicalistes dressent un tableau sombre de la situation de l’éducation au Gabon et les conditions difficiles dans lesquelles exerce le corps enseignant.

En effet, loin du programme officiel qui a déjà fait l’objet d’une réunion préparatoire sous la direction du Premier ministre, Emmanuel Issoze Ngondet, la Conasysed espère faire entendre sa voix auprès de la directrice général de l’Unesco. C’est dans cette optique qu’elle a adressé une correspondance à cette dernière afin de dénoncer les maux qui minent depuis plusieurs années le système éducatif gabonais.  Par cette action, la centrale syndicale attend de cet organisme onusien, qu’il intervienne auprès des autorités afin de trouver des solutions idoines à leurs préoccupations.

Signé de son délégué général, Simon Ndong Edzo, la lettre a l’endroit d’Audrey Azoulay, dresse une situation catastrophique de l’education au Gabon. Ainsi, il note que sur le plan éducatif on peut observer «une absence des infrastructures scolaires en quantité et en qualité; le non respect du programme de construction des établissements scolaire conformément aux conclusions des états généraux de l’éducation de 2010; l’insécurité grandissante en milieu scolaire; les effectifs pléthoriques».

La Conasysed dénonce également le «non respect par le gouvernement de la recommandation OIT/Unesco concernant la condition du personnel enseignant de 1966; paiement au trentième et avancement exclusif au mérite en violation de l’article 124 de la recommandation OIT/Unesco concernant la condition du personnel enseignant de 1966, suppression du paiement des services rendus et retrait des éléments de rémunération du cadre législatif».

Par ailleurs, la Convention nationale des syndicats du secteur éducation  ne manque pas de revenir sur les restrictions des libertés syndicales dont la preuve la plus flagrante est l’interdiction de ses activités en violation de l’article 4 de la convention n°87 de l’Organisation internationale du travail intervenue au cours de l’année 2017, mais aussi l’arrestation et la détention de certains de ses leaders à l’instar de Cyprien Moungouli, Marcel Libama ou encore Paule Edna Magamamucketou.

Autant de griefs qui, selon la Conasysed qui devrait emmener Audrey Azoulay, à interpeller le gouvernement afin que celui-ci respecte «les objectif de l’Unesco, et les droits des élèves et enseignant gabonais».

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