Déjà des désaccords autour du redécoupage électoral

Au terme du dialogue politique initié par Ali Bongo,  le redécoupage électoral avait été acté comme un des points essentiels. Les travaux à peine débuté, que des mécontentements se font déjà sentir. Certains hommes politiques, de la majorité comme de l’opposition ainsi que des cadres de la province de l’Estuaire  qui exigent plus des sièges à l’assemblée nationale que les autres à cause de sa forte démographie peinent à s’accorder.

Clos le 25 mai dernier, le dialogue politique visait  entre autres objectifs, la  modernisation du système électoral et celle des institutions. Une approche politique pour le moins réalisme,  aux fins de mettre fin aux contentieux électoraux chroniques que connaît le Gabon au terme de chaque échéance.

Conformément aux conclusions du dialogue d’Ali Bongo, 20 sièges supplémentaires des députés seront pourvues à l’assemblée nationale. Pour le moment, l’institution constitutionnelle n’en dispose que de 120. Une nouvelle répartition devrait se faire tenant des critères objectifs.

Les cadres de la province de l’Estuaire qui ne compte 19 sièges font valoir l’argument démographique pour exiger  14 sièges sur 20 prévues dans le cadre du redécoupage. Les 8 autres provinces se partageront les 6 sièges restants.

Une exigence difficilement réalisable bien qu’elle soit justifiée par le caractère cosmopolite de la province, notamment de Libreville et de ses environs (Owendo, Akanda et Ntoum).

La population gabonaise estimée à 1, 8 million d’habitants, plus de moitié selon le dernier recensement vit à Libreville. «Nous avons presque la moitié de la population gabonaise, il est normal que le redécoupage se fasse de manière rationnelle», a confié à nos confrères de Gabonactu.com un cadre de la province de L’Estuaire.

L’ampleur de la problématique a conduit les cadres et militants du Parti démocratique gabonais (PDG) issus de la province de l’Estuaire, à se réunir au siège de leur parti pour l’examiner. Ladite réunion avait été présidée par l’ancien premier ministre Paul Biyoghe Mba, doyen politique de la province.

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