Décision n° 219/CC: Sit-in contre Mborantsuo au siège de l’ACCPUF à Paris

Sit-in de la Diaspora gabonaise au siège de l'ACCPUF à Paris © D.R

Dans une annonce diffusée sur les réseaux sociaux ce mardi 20 novembre 2018, l’Observatoire gabonais sur la responsabilite societale des entreprises, des administrations et des industries (OGARSEAI) a appelé la diaspora gabonaise de France à la mobilisation. Le CGR a en effet annoncé qu’un sit-in aura lieu vendredi 23 novembre prochain à Paris, au siège de l’Association des Cours constitutionnelles ayant en partage l’usage du français (ACCPUF) dont Marie-Madeleine  Mborantsuo est la vice-présidente.

L’Observatoire gabonais sur la responsabilite societale des entreprises, des administrations et des industries a vivement critiqué la décision n° 219/CC de la Cour constitutionnelle du 14 novembre dernier. Pour elle, la modification de la Constitution intervenue aux termes de ladite décision, qui a permis la tenue d’un Conseil des ministres le 16 novembre en l’absence du Président de la République Ali Bongo Ondimba, est la preuve que la présidente de la Cour constitutionnelle, Marie-Madeleine Mborantsuo, est « inapte à lire le droit constitutionnel ».

Fort de ce constat, le CGR a invité la diaspora gabonaise de France à prendre part à un sit-in vendredi 23 novembre prochain à partir de 14 heures, devant le siège de l’ACCPUF à Paris, suivi d’une remise officielle d’un courrier à cette institution comprenant la Constitution de la République gabonaise. L’objectif de cette manifestation est  «d’interpeller l’ACCPUF afin de demander la mise à l’écart de sa Vice-présidente (Marie-Madeleine Mborantsuo) pour abus de pouvoir et incitation à la guerre civile au Gabon», précise Jean-Jacques Eyi Ngwa, président de l’OGARSEAI à l’initiative de cette manifestation.

Rappelons que la diaspora gabonaise est coutumière des manifestations en France, notamment sur la place du Trocadéro à Paris, depuis la crise post-électorale d’août 2016. Les « Gabonais de la résistance », comme ils se surnomment, disent réclamer le rétablissement de la vérité des urnes, et un regain de liberté et de dignité pour le peuple gabonais.

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