«De par le monde les rituels maçonniques sont les mêmes. Il n’y a pas de crimes rituels (…)»

C’est en substance une des révélations de l’interview accordée à l’hebdomadaire d’investigations La Loupe dans son spécial n°16, paru ce vendredi 2 décembre dans lequel Adolphe Mezui a recueilli pour les propos d’un frère de lumière qui a tenu à préserver son identité pour ne pas être livré à la vindicte populaire.

À la question de savoir si les crimes dits rituels avec prélèvements d’organes sont l’oeuvre des francs-maçons au Gabon, l’interlocuteur du journaliste a répondu quasiment outré «De par le monde les rituels maçonniques sont les mêmes. Il n’y a pas de crimes rituels», plus loin, il a ajouté «allez sur Internet et vous les retrouverez. Ce sont hélas les incultes qui propagent de telles sottises.»

Comme quoi pour lui tout ce qui se trouve sur la toile est vrai, loin de rassurer l’opinion il choisit la fuite en avant et la moquerie. Envoyer les gens sur internet? quand on évoque un sujet aussi sensible que la mort atroce des compatriotes dans d’horribles circonstances, fallait le faire…

Après avoir rappelé que «le bon maçon est une personne humble, discrète, amie du pauvre s’ils sont vertueux. À leur actif, plusieurs bons offices que je me dois de protéger. Le maçon parle peu, il doit agir en silence comme le bon croyant.» À ce sujet, pourquoi les gabonais souffrent-ils autant? Pays débordant de frères de lumières et pourtant. Mais au regard de la définition du “bon maçon”, le raisonnement par syllogisme reviendrait à dire que les maçons gabonais ne sont pas bons d’où  l’état de pauvreté du pays entier, la richesse pour une minorité et la misère pour la majorité.

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