Crise post-électorale : une partie de la jeunesse agacée par le mutisme de Jean Ping

Ce mercredi 25 janvier 2017, s’est tenu une déclaration de presse des jeunes de l’opposition, aux Charbonnages, non loin du lycée Blaise Pascal. Au cours de cette rencontre dirigée par Wolfgang Ebaneghan, conseiller municipal du 1er arrondissement de Libreville, accompagné d’Isaac Abagha Obiang, Alain Gauthier Mvomo, et Biko’o Moussavou Marcel, membre du Mouvement des jeunes de l’Union nationale. Il s’est agi principalement pour ces jeunes de l’opposition de revenir sur les enjeux du moment, notamment la crise post-électorale et le mutisme dont fait preuve leur leader.

C’est visiblement agacés que Wolfgang Ebaneghan, Isaac Abagha Obiang, Alain Gauthier Mvomo, et Biko’o Moussavou Marcel se sont adressés à la presse locale et aux jeunes venus pour la circonstance. Pour le conseiller municipal du 1er arrondissement qui s’exprimait au nom de tous, « la crise politique née de l’élection présidentielle 2016, oblige chacun de nous à se poser les questions suivantes : Où allons-nous? Que faisons nous? Nous avons assisté et participé à une élection très controversée où les intérêts du Gabon ont été mis de côté. », a-t-il soutenu.

Profitant de cette tribune, ils ont fustigé le silence complice de la Communauté internationale, et le fait que « la seule famille Bongo soit au pouvoir depuis 1968 », Wolfgang Ebaneghan et ses compères de l’opposition ont interpellé avec amertume les personnalités politiques de la majorité et de l’opposition avec l’espoir d’un Gabon pour tous : « Nous disons Stop, les jeunes demandent des explications après avoir tout donné, le 31 août dernier. Nous avons affrontés les forces de sécurités à mains nues sans armes et nous avons démontré au monde entier que nous étions engagés à éradiquer le système cinquantenaire des Bongo PDG, pour une alternance dans notre pays. » a-t-il défendu.

Au terme de son propos, Wolfgang Ebaneghan qui assurait le rôle de porte parole de cette frange des jeunes de l’oppositions, a invité la jeunesse gabonaise à soutenir le combat visant à interpeller l’ensembles de la classe politique « au nom de ce que nous avons de commun, c’est-à-dire le Gabon ».

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