Crise post-électorale : les eurodéputés appellent à des sanctions ciblées

Ce jeudi 14 septembre était examiné au Parlement européen, une proposition de résolution sur la situation sociopolitique que traverse le Gabon depuis la fin de l’élection présidentielle du 27 août 2016, qui avait donné lieu à des violentes contestation après la réélection annoncé d’Ali Bongo.

Ainsi, pour les eurodéputés, la grave crise que traverse le Gabon est un sujet de préoccupation pour ses partenaires stratégiques. Elle a tenu pour l’occasion à condamner  «fermement les menaces permanentes, les agressions, le recours à la force ainsi que les restrictions sévères et les intimidations à l’encontre des opposants, des défenseurs des droits de l’homme et des journalistes au Gabon».

Réuni dans l’hémicycle de Strasbourg, les parlementaires ont également abordés la répression qui semble désormais s’abattre sur les leaders politiques et de la société civile. C’est face à ces violations graves des droits fondamentaux qu’elle «demande aux autorités de respecter le droit de l’opposition à manifester pacifiquement», a t-on pu lire.

Par ailleurs, les eurodéputés qui attachent un prix au respect des droits de l’Homme et face aux allégation faisant état des liens du régime dans des actes «de violations des droits de l’homme, comme les arrestations arbitraires, les détentions de longue durée dans des conditions inhumaines, les actes de torture, les exécutions extrajudiciaires et les disparitions forcées de civils et de journalistes qui ont exprimé leur opposition à son régime ou à sa réélection», ont de ce fait voté à l’unanimité des sanctions contre les responsables de ces graves violations.

Le parlement européen «invite la Vice Présidente/Haut Représente, la Commission et les États membres à réexaminer leurs politiques à l’égard du Gabon et à envisager des sanctions ciblées à l’encontre des responsables de la fraude électorale et des actes de violence qui en ont découlé».