Crise post-électorale : Gérard Ella Nguéma contre une médiation de l’ONU et de l’UA

Gerard Ella Nguema © GMT

C’est à la faveur d’un point de presse qu’il a animé le vendredi 19 mai dernier, que l’ancien candidat à la dernière élection présidentielle du 27 août 2016, Gérard Ella Nguéma, a exprimé son refus de voir une médiation internationale s’impliquer dans la crise politique que traverse le pays. Celui-ci argue que cette dernière qui aurait été confiée au président en exercice de l’Union africaine, le président de la République de Guinée Conakry, Alpha Condé, a pour objectif inavoué de rendre caduque le dialogue politique initié par Ali Bongo.



Selon Gérard Ella Nguéma, cette médiation, à l’initiative de  l’Organisation des nations unies et l’Union africaine vise à brader la souveraineté du pays au profit des intérêts personnels des leaders de l’opposition qui n’ont pas daigné participer au dialogue d’Ali Bongo, ceci au mépris du peuple gabonais.

Pointant du doigt plusieurs leaders de l’opposition qu’il accuse de vouloir «recréer le clan des Bongoistes», il souligne que ceux-ci  «mettent la pression sur le chef de l’Etat, notamment Ping, Myboto, Ogouliguendé, Nzouba Ndama». «Ils veulent trouver un arrangement des enfants du palais en dehors des vrais intérêts du peuple gabonais. Je pense qu’il faut discuter de la normalisation des choses du Gabon à visage découvert et non à deux clos comme aux accords de Paris de 1994 où les acteurs en dehors du peuple sont allés uniquement parler du partage des postes», a-t-il fustigé.

En outre, s’érigeant en défenseur du dialogue politique organisé par le Ali Bongo Ondimba, Gérard Ella Nguema a souligné que «pendant que nous sommes au dialogue convoqué par Ali Bongo qui parle et signe au nom du Gabon, il y a des gens qui refusent cette main tendue et qui ne veulent pas discuter. Mais pendant qu’ils refusent de discuter, ils vont pleurnicher partout pour une médiation».

«Si on appelle la médiation internationale, cela sous-entend que ceux qui sont allés au dialogue politique actuel ne sont pas de bons gabonais. Nous tous on aime le Gabon et personne n’a le monopole du Gabon», a-t-il indiqué, avant de conclure que «ce qui se trame ne se fera pas et si quelqu’un croit qu’il a le monopole de la rue moi je peux démontrer que j’ai le monopole de la rue». Une position de l’ancien candidat ayant récolté un score dérisoire au élection qui laisse penser que ce dernier est pour le statu quo.

Pour rappel, les Nations unies et l’Union africaine ont mandaté le président en exercice de l’Union africaine,Alpha Condé, afin de conduire  une médiation au Gabon, suite au climat politique que traverse le pays  au sortir de la dernière élection présidentielle.

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