Crise politique : Moukagni Iwangou pour une médiation sous «les auspices des Nations Unies»

Moukagni Iwangou président de l'UPG aile loyaliste

Ce mercredi 02 août, l’aile loyaliste de l’Union du peuple gabonais (UPG), par la voix de son président, Jean de Dieu Moukagni Iwangou, a tenu une conférence de presse à l’Hôtel Excellence sis à l’ancienne sobraga. Au menu de cette échange avec les hommes et femmes des médias, la crise politique qui perdure depuis la fin de l’élection présidentielle du 27 août 2016.

Revenant tout d’abord sur l’issue du scrutin du 27 août 2016, le président de l’Union du peuple gabonais, à démontrer de manière raisonnable que, les résultats finaux avaient été faussé. Soulignant que, dans la procédure électorale, le président de la Commission électorale nationale et permanente «a unilatéralement décidé de faire la rétention des procès verbaux des résultats, pour leur substituer une fiche de résultats, établie à sa convenance», prenant sur lui ains, «d’interrompre le recensement des résultats électoraux, et donc, de rendre impossible la désignation d’un vainqueur».

Il a en outre, parlant de la violence ayant émaillée la nuit du 31 août 2016, que cette date marquait «une rupture entre deux époque». «Après cinquante années de manipulations, le peuple gabonais ne peut plus accepter, que le vice l’emporte sur la vertu»; a t-il lancé.

C’est donc pour sortir de la crise qui semble désormais bloquer le pays, que Moukagni Iwangou, a une nouvelle fois, réitéré sa proposition de sorti de crise exigeant «le recours à une procédure de médiation, placée sous les auspices de l’Organisation des Nations Unies».

Par ailleurs, il a informé avoir saisi les représentations diplomatiques accréditées au Gabon, mais aussi, l’ensemble des partenaires internationaux, notamment les Nations Unies pour les «atteintes aux droit de l’Homme», le Departement d’Etat et la chambre des représentants au Etat-Unis et le parlement européen à Bruxelles.

«Au delà des personnes qui en sont pas pour autant exclues, la solution à la crise du Gabon doit être inclusive, et de ce fait, inviter à la fois, la majorité politique, dont le chef de file est bien Ali Bongo, l’opposition politique, dont le chef de fil est Jean Ping, et la société civile, qui montre chaque jour que plus rien de durable ne peut se faire sans son implication»; a indiqué le président de l’Union du peuple gabonais.

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