Crise à l’Education nationale : Les élèves de Moanda dans la rue

La crise qui secoue le secteur de l’Education nationale ne faiblit pas. Après les Franceville, chef lieu de province du Haut-Ogooué, le tour revient ce lundi 13 mars au élèves de la ville minière de Moanda dans le département de la Lebombi-Leyou ont envahi les rue pour revendiquer le retour de l’école et dénoncer les violences policières.

Des premières informations que nous avons, c’est très tôt ce matin que les les élèves du Lycée Technique Fulbert Bongotha de Moanda sont sortis de leur établissement pour battre le pavé, sur leur route c’est  l’ensemble des établissements de Moanda qu’ils ont entraîné avec eux dans la rue. «Non à la médiocrité ! Nous sommes l’avenir du Gabon de demain !!! Payez les professeurs pour sauver l’école gabonaise !!! Non à la violence policière sur les élèves.» a-t-on pu lire sur les banderoles brandies pendant la marche.

Elysée M. élève en classe de 1ère au Lycée Rigobert Landji nous confie «Tous les élèves sont dans la rue. Tous les établissements sont là. Lycée Rigobert Landji, Collège Saint dominique, Lycée Henri Sylvoz, Lycée Technique Fulbert Bongotha». Ce sont les derniers cités  qui ont entamé la marche. Ils sont sortie de leur établissement et se sont dirigés vers les autres lycées et collèges pour que leur camarades se joignent à eux.

Marcel Libama, leader syndical et ressortissant de la province du haut-Ogooué précise sur profil facebook que «Les élèves  réclament trois trimestres de bourse non payés,  les conditions d’apprentissage, la matière d’oeuvre pour les ateliers. Les élèves de Moanda sont conscients que la grève de CONASYSED nous  conduit droit vers une année blanche si le gouvernement n’engage pas les négociations avec les enseignants.»

Les forces de défense et sécurité sont excédées par la foule d’élève qui a effectué un tour de ville avant de se diriger vers la préfecture où ils entendent discuter avec le préfet et lui présenter les raisons de ce trouble matinal dans la ville minière qui «de mémoire d’homme» nous précise un commerçant joint au téléphone «n’avait jamais eu lieu.» Nous y reviendrons.

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