Crise à l’éducation : «la Conasysed c’est finie!!!», dixit Bilie-By-Nze

C’est au cours de son habituelle conférence de presse tenue ce vendredi 7 avril 2017, cette fois-ci, à la salle de presse du Stade de l’Amitié Sino-Gabonaise que le ministre de la communication, porte-parole du gouvernement, Alain-Claude Bilie-By-Nze a abordé la question de la crise qui perdure dans le secteur de l’éducation devant la presse nationale et internationale.

Informé du durcissement de la grève par les enseignants syndiqués malgré le paiement des primes et vacations, le porte-parole du gouvernement a affirmé : «pour nous, ce problème est réglé et il n’y a plus aucune raison pour que ce mouvement de grève se poursuive».

Ayant été accusé par les syndicats d’avoir ajouté un problème à un autre avec la mesure de suspension de la Conasysed, Bilie-By-Nze a répondu qu’ «il y a eu des violences, des voies de fait qui ont amené le ministre de l’Intérieur sur saisine de son collègue du ministère de l’Éducation nationale à prononcer la décision de suspension des activités de la Conasysed  mais pas la dissolution des syndicats qui la composent». Les syndicats peuvent donc librement exercer leur liberté syndicale car n’ayant pas été la cible de la décision du ministre contrairement à la Convention nationale des syndicats du secteur de l’éducation qui risque des sanctions si elle passait outre l’arrêté du ministre de l’Intérieur.

Pour ce qui est des salaires suspendus pendant les deux derniers mois, le ministre de la Communication a précisé «là aussi c’est fini! Ceux qui n’ont pas travaillé et qui ont vu leur salaire suspendu, à moins de faire la preuve qu’ils ont travaillé ces deux mois, ne percevront pas de salaires». Pour Alain-Claude aucun mouvement de grève ne devrait se prolonger, toutefois, précise-t-il, «si un statu quo demeure c’est celui fixé par le gouvernement à savoir: ceux qui ne reprendront pas les cours verront la procédure de radiation enclenchée».

Comme nul ne peut se prévaloir de sa propre turpitude, Alain-Claude Bilie-By-Nze a affirmé solennellement que «si au bout du troisième mois les enseignants ne reprennent pas les cours, il y a d’autres gabonais qui ont envie de travailler, les autres seront radiés et le gouvernement ne reculera pas ». À bon entendeur !

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