Crimes rituels: Trois gabonais interpellés au Cameroun

Kye-Ossi © Capture écran GMT

Les faits se sont déroulés la semaine écoulée à Kye-Ossi, la ville camerounaise frontalière à la Guinée-Equatoriale et au Gabon. Quatre enfants disparus la veille avec la complicité de la concubine du réceptionniste d’une auberge ont été retrouvés par les agents de la police locale : trois morts et une survivante. Parmi la dizaine des suspects torturés et interpellés figurent trois gabonais.



Le mercredi 28 février dernier, la ville de Kyé-Ossi était le théâtre d’un drame indigne et inhumain. Selon plusieurs sources concordantes, le kidnapping-assassinat des enfants avait été programmé par un groupe de malfrats payés pour fournir du sang humain frais à leur commanditaire.

Alerté en début d’après-midi de cette même journée par les riverains, le sous-préfet de la localité, Avom Ndang, a déployé les agents de forces de l’ordre et ordonné les fouilles à partir de l’auberge du lieu indexé : «c’est grâce à l’engagement du sous-préfet et de la témérité des agents qui ont suivi les traces des malfrats qu’on a pu remonter jusqu’aux suspects. Des quatre enfants enlevés, trois ont été retrouvé morts dans les voitures garées à proximité de cette auberge et une survivante de 6 ans bâillonnée par les tueurs», a confié un témoin.

Selon la déclaration du Sous-préfet Avom Ndang (diffusée sur une chaine camerounaise), «les enfants ont été empoisonnés par des fortes doses de Tramoles que leurs bourreaux ont mélangé à de la sardine. Il y avait deux petites filles de 4 ans et un jeune garçon de 2 ans. Il leur avait été recommandé égorger les enfants, recueillir le sang et prélever les parties humaines dont le sang frais allait servir pour des rites de sorcellerie», a-t-il déclaré.

Parmi les quatorze suspects appréhendés par les agents camerounais trois seraient de nationalité gabonaise. «Nous avons entendu les policiers dire que si on ne les avait pas arrêtés, le jeudi matin, les gars allaient embarquer pour le Gabon où se trouverait le commanditaire. Nous en sommes vraiment triste de constater que les Africains s’adonnent à des pratiques cannibales pour des postes et autres équilibre politique. L’auberge a été brûlé par les habitants du quartier ainsi que la voiture des tueurs», a renchéri un habitant de la ville, joint au téléphone par la rédaction de Gabon Media Time.  

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