Cri de détresse du slameur Le Wise : «Monsieur le président s’il vous plaît aidez-moi»

Le Wise Tanguy Fred Ayama, slameur internationale gabonais

Le Wise, de son, vrai nom Tanguy Fred Ayama, est ce jeune slameur qui pendant près de trois ans réalisé des slams pour vanter les «réalisations» d’Ali Bongo mais qui depuis plusieurs mois peine à entrer en possession de sa part du  «gâteau», du fait selon lui de proches d’Ali Bongo. A savoir :  «Jo Dioumy Moubassango», «Lloyd Labouba» et «Liban Soleman». Nous publions ci-dessous la retranscription de son adresse au président.

«Bonjour Monsieur le président de la République, chef de l’Etat, le président des jeunes, le tété, le ndobaba, le djim, okoulou Ya Ali,

C‘est ton petit Le Wise Tanguy Fred Ayama, slameur internationale gabonais. Si je passe par les réseaux sociaux aujourd’hui c’est parce que la procédure normale joue des barrages et je ne peux pas arriver à vous.

Depuis 2014 j’ai amorcé un projet dénommé “Mon Gabon”, pour valoriser les neuf provinces, leurs richesses, vos réalisations et le mode de vie des citoyens gabonais. J’ai fait les élections présidentielles. J’ai terminé. Le projet il est terminé depuis 2016. En gros au moins de juin et jusque là je n’ai toujours rien reçu de tout ce qu’on m’a promis au départ, des accords que l’on avait tissé selon lesquels, je devais percevoir une maison, du travail, un véhicule et des moyens à votre appréciation. Mais jusque là je suis lésé, les collaborateurs qui étaient entre l’institution principale que vous représentez, la présidence de la République et moi étaient : Jo Dioumy Moubassango qui était venu me chercher à l’Université là où j’apprends et aujourd’hui j’ai gaspillé mes études pour faire ce projet parce que c’était pas facile la précampagne et la campagne. J’ai été exposé. Jo Dioumy est venu me chercher pour m’emmener chez Liban Soleman qui lui recevait les sous de l’institution principale afin de mettre en place la réalisation de ce projet. Monsieur le président jusqu’à aujourd’hui je suis lésé, je n’ai rien reçu. On m’a géré pendant trois ans jusqu’à aujourd »hui on me paie la maison, on me donne des per diem et ne m’emmène pas jusqu’à vous et je ne suis pas récompensé.

Monsieur le président s’il vous plaît, veuillez s’il vous plaît, monsieur le président, Wè Okoula mè wa nku. Essayez de régler ma situation, monsieur le président.  A chaque fois que je me peins, que je veux vous rencontrez, on m’enferme on me frappe. Je subis des humiliations. Aujourd’hui les gens bénéficient de mon intellect de mes créations personnelles et je ne bénéficie de rien parce que je ne peux pas parvenir à vous et que la méritocratie ne s’installe pas.

Monsieur le président je suis lésé. Je suis exposé, je n’ai pas de sécurité. J’ai été humilié, traité de voleur alors que je n’ai rien vol. J’ai travaillé pour mon pays et pour la République et pourquoi je suis lésé, pourquoi aujourd’hui on me garde dans cette position? Qu’est-ce qui me reste à faire ? Monsieur le président s’il vous plait aidez-moi. Vous êtes le président des jeunes et je compte sur vous parce que je sais que vous faites beaucoup pour les jeunes gabonais, vous faites beaucoup pour la population gaboinaise.

Monsieur le président s’il vous plait : aidez-moi. Merci, parce que je sais que j’aurai gain de cause. Je répète encore que si je passe par les réseaux sociaux c’est parce que j’ai des blocages. Don Alias qui était mon manager, mon soit disant manager a reçu de l’argent pour m’amadouer, pour se jouer de moi afin que je sois détourné de la vision. Jo Dioumy Moubassango a mangé une partie de son argent du projet et tout ça sous la gestion de Liban Suleiman, qui jusqu’aujourd’hui me paie la maison et Jo Da Crazy (Jo Dioumy Moubassango), il se décharge,  il dit non il n’est plus dedans et Lloyd Labouba (Don Alias), lui il me tend un guetapens, il vient me chercher chez moi, alors que les agents m’attendent dehors. Il vient me livrer après avoir mangé des sommes faramineuses sur mon projet.

Mais Monsieur le président de la République j’ai de l’espoir parce que je sais que vous vous tenez vos paroles et que j’aurai gain de cause. Merci… merci encore Monsieur le président.»

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