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Siège de l'Organisation mondiale de la Santé © D.R.

C’est à la faveur de la conférence de presse virtuelle Africa Media Leader de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) tenue le jeudi 7 mai dernier que le Dr Matshidiso Moeti, directrice régionale de l’OMS pour l’Afrique a annoncé les nouvelles projections sur l’impact du Covid-19 en Afrique. Selon le rapport d’étude présenté, près de 190 000 décès sont prévus et 44 millions de personnes testées positives d’ici à la fin de cette année. En cause, les mesures peu proactives prises par les gouvernements. 

Si pour l’heure l’Afrique arrive presque à contenir la pandémie du Covid-19 avec des taux de guérisons plutôt appréciables, cette donne pourrait brutalement s’inverser. C’est ce que révèlent les nouvelles estimations de l’OMS présentées le jeudi 7 mai 2020 dernier par le Dr Matshidiso Moeti, directrice régionale de l’organisation mondiale de la santé (OMS) pour l’Afrique par visioconférence avec Dr. Amit Thakker, président exécutif de Africa Health Business et président de la Fédération africaine des soins de santé, et Stephen Karingi, directeur du commerce et de l’intégration régionale de la Commission économique pour l’Afrique.

À l’entame de travaux, le Dr Matshidiso Moeti a révélé que la courbe relativement basse des décès liés au Covid-19 en Afrique pourrait connaître une hausse vertigineuse si la pandémie n’est pas maîtrisée. « 83 000 à 190 000 personnes en Afrique pourraient mourir du COVID-19 et 29 à 44 millions pourraient être infectées au cours de la première année de la pandémie si les mesures de confinement échouent », a-t-elle déclaré en donnant lecture du rapport de la nouvelle étude du Bureau régional de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) pour l’Afrique. 

Si la représentante de l’OMS a indiqué que plusieurs facteurs sociaux et environnementaux, notamment sa forte population juvénile, permettent à l’Afrique d’enregistrer un faible taux de mortalité, elle n’a pas manqué de préciser que les mesures préventives adoptées par les 47 Etats-membres demeurent insuffisantes face à la gravité de la pandémie. « Freiner une épidémie à grande échelle est bien plus coûteux que la mise en place des mesures préventives que les gouvernements prennent actuellement pour contenir la propagation du virus », a conclu le Dr Matshidiso Moeti. Les gouvernements africains devraient donc redoubler d’efforts afin que cette catastrophe soit évitée.  

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