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Le président du Niger Mahamadou Issoufou © D.R.

Le Gabon reste décidément le mauvais élève devant les pays qui ont décidé par patriotisme, de soutenir leurs peuples en prenant un minimum de mesures d’accompagnement, mais bigrement nécessaires en cette période de crise sanitaire ou raideur économique dans les foyers rime avec confinement et respect des mesures gouvernementales. Au Niger, le président Mahamadou Issoufou a décidé d’offrir pendant deux mois l’électricité et l’eau à l’ensemble de son peuple. Une décision salutaire et solidaire digne d’un gouvernement qui a compris le principe « à situation exceptionnelle, mesures exceptionnelles ». Tout le contraire du Gabon qui n’arrive pas à allier mesure et pertinence de la mesure, en érigeant un accompagnement pour la bonne tenue et une meilleure application de celles-ci. 

En cette période de crise sanitaire mondiale liée à la pandémie du Coronavirus Covid-19, les États se distinguent positivement ou négativement selon les actions et décisions initiées par leurs dirigeants. Pendant que d’autres optent pour l’érection des mesures copiées partiellement chez certaines puissances occidentales pour le plaisir de le faire, d’autres font des choix cohérents et pertinents en optant certes pour lesdites actions mais en assurant derrière, les mesures d’accompagnement qui s’imposent en pareille contexte. C’est ainsi qu’on distingue les présidents actifs qui comprennent et gèrent avec une certaine efficience la crise, et d’autres, les passifs, qui subissent et prennent des décisions tout bonnement formelles. 

Le président du Niger Mahamadou Issoufou s’inscrit dans la vision des présidents actifs en prenant des mesures dès la découverte d’un premier cas positif de coronavirus dans son pays. Dans le même sillage et fidèle à sa vision de la gestion de crise, le chef de l’Etat Nigerien vient de prendre une autre décision pour soutenir son peuple en confinement depuis plusieurs semaines. Il vient en effet « d’annoncer la gratuité de l’eau et de l’électricité pour tous pour une période de deux mois à compter du 28 Mars 2020. Les entreprises sont également exonérées d’impôts durant cette période », at-on pu lire dans la presse internationale. 

Une décision sage, salutaire et responsable, digne d’un leader et d’un chef conscient de ce que le coronavirus qui impose aux populations un confinement et une cessation des activités professionnelles diminue fortement les revenus des  ménages. Par cette mesure d’accompagnement minimum, le gouvernement nigérien vient en aide et assiste ses populations dans cette crise particulièrement difficile et pernicieuse. 

C’est là une initiative plus que louable qui doit inspirer tout gouvernement responsable et patriotique. Le Gabon gagnerait par exemple, à adopter de telles mesures pour soutenir ses concitoyens gabonais qu’il accule par des mesures rigoristes sans accompagnement, fermant les marchés, décrétant des couvres feu et les confinements à domicile sans aucun soutien ni aucune mesure exceptionnelle pouvant libérer certains ménages des dépenses importantes pendant une telle période. 

Le ministre de l’Eau, l’énergie et des Ressources Hydrauliques Pascale Houangni Ambouroue gagnerait à étudier cette éventualité et la proposer au Premier ministre Julien Nkoghe Bekale pour soulager les Gabonais. Ce serait un bon début, au lieu de déposer dans des carrefours de la capitale plusieurs points d’eau pour dit-on se laver les mains à travers son « opération mains propres » dont l’initiative à l’impertinence inouïe provoque l’ire des riverains qui se disent insultés.

 « C’est insultant pour nous les populations. Nous avons besoin d’eau dans nos foyers et non des bêtises pareilles. Figurez vous donc que moi qui suis au Pk11 je vais marcher jusqu’à l’hôpital militaire pour me laver les mains ? C’est une aberration », fulmine un riverain qui trouve que le gouvernement ne prend pas la mesure de la situation et agit simplement pour ne pas qu’un procès en inaction lui soit fait. 

«  Donnez l’eau et le courant gratuitement aux populations et réduisez le prix du carburant pour éviter que les taximen n’augmentent les prix parce qu’ils ont aussi un peu raison », ajoute un autre riverain. Chaque jour un peu plus, les mesures d’accompagnement se font attendre pendant que les Gabonais perdent patience au regard surtout de ce qui se fait sous d’autres cieux.

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