samedi,6 mars 2021
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Covid-19: le gouvernement se paie la tête des tenanciers de bars et discothèques

Contraints à suspendre leurs activités commerciales depuis près d’une année, les tenanciers des bars et débits de boissons ont chacun reçu de l’Etat, le lundi 15 février dernier, une indemnité comprise entre 250 et 300.000 FCFA. Une maigre compensation qu’ont décriée les 197 bénéficiaires préalablement recensés.  

Appelés à la caisse le lundi 15 février 2021 par le ministère du Commerce dirigé par Hughes Mbadinga Madiya, les tenanciers des bars et autres espaces de loisirs ont nourri l’espoir de voir leur galère atténuée. Une effectivité qui a laissé pantois les bénéficiaires puisque ce sont des montants dérisoires allant de 250 000 FCFA à 300 000 FCFA au plus que ces derniers ont reçus en guise d’aide après près d’un an de fermeture.  

Déçu, le patron d’une structure de loisirs n’a pas manqué de fustiger cette situation qui dénote selon lui d’un manque de considération pour ces opérateurs économiques qui emploient des dizaines de Gabonais pour certains.. « Je suis tenancier du HP-shop, un snack-bar sis au quartier cocotier. J’ai 7 employés. Les 7 employés me réclament leurs salaires dus. Je comptais sur cette indemnité pour solder leurs salaires. Et là, je n’y arriverai jamais », a martelé l’opérateur économique.

Même son de cloche de la part d’un autre acteur économique désolé par  le montant de l’aide octroyée par Hugues Mbadinga Madiya. « Le gouvernement s’est foutu de nous », a regretté Joël Mapangou, tenancier d’un snack-bar employant 12 agents. Dans ses propos relayés par notre confrère Gabon actu,  ce compatriote a précisé que rien que son loyer mensuel est de 400 000 FCFA, pour souligner le caractère insignifiant de l’aide obtenue de l’Etat. 

Mis en cause par les propriétaires desdites structures, l’agent comptable du Copil, Léon Obiang Mboulou a tenu à s’exonérer de ce que beaucoup ont assimilé à une « humiliation ».« Il y a une commission qui a été mise en place. Elle a statué en fonction de l’enveloppe allouée. Le montant a été réparti. Au niveau de l’agence comptable, nous nous occupons du règlement après vérifications », a-t-il expliqué. Autrement dit, la faute ne lui reviendrait pas à titre individuel.

Pour information, cette mesure d’accompagnement spécifique avait vu 333 tenanciers de bars et snack-bars constituer des dossiers déposés sur la table des personnes habilitées à gérer la question. Au terme des études desdits dossiers, seulement 197 avaient été validés et retenus par la commission mise en place. 

Alors comment comprendre qu’en dépit de cet infime nombre de postulants, les cachets aient été aussi maigrement pourvus. Et ce, quand on sait que les activités de loisirs sont officiellement arrêtées depuis le mois de mars 2020 soit 11 mois déjà que ces personnes ont dû passer sans aucun revenu ?

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Lyonnel Mbeng Essonehttps://www.gabonmediatime.com
Journaliste Reporter (Société - Justice - Faits divers )
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