Au centre le porte-parole du Copil-Coronavirus le Dr Guy Patrick Obiang Ndong © D.R.

Face à la crise sanitaire qui sévit actuellement au Gabon à l’instar de nombreux pays au monde, c’est la course pour la découverte des solutions locales à base de plantes et d’écorces de bois. Ne souhaitant pas se montrer pessimiste quant à la fiabilité de ces remèdes, le porte-parole du COPIL-Coronavirus, Dr Guy-Patrick Obiang NdONG, a indiqué qu’il fallait faire preuve de prudence dans la prise de ces infusions et décoctions pour lutter contre la Covid-19. 

Après la Fagarine présentée par le Dr. Pierre Pyebi Oyoubi, c’est autour du physiologiste-pharmacologue, Dr. Guy Stephane Padzys de dévoiler une solution locale à base d’Enantia Chlorantha communément appelé Bois jaune pour en venir à bout de la Covid-19. Interrogé sur le sujet le Dr. Guy-Patrick Obiang Ndong a présenté un discours mitigé. 

En effet, à en croire ce dernier, le comité scientifique gabonais n’est pas contre les solutions traditionnelles proposées par les chercheurs gabonais. « Je pense qu’il faut être très clair làdessus nous ne défendons pas la créativité des compatriotes bien au contraire, le COPIL les encourage dans toutes les initiatives pouvant aller vers la création des médicaments qui peuvent soigner les symptômes que présentent les personnes atteintes du covid-19 », a-t-il martelé. 

Selon le porte parole du Copil, bien que leurs découvertes peuvent se montrer utiles dans la prévention et le traitement de la Covid-19, ces derniers devraient tout de même« faire attention car lorsqu’on veut aborder le suivi sur le plan scientifique, un médicament peut soigner la toux, les céphalées, la diarrhée (…) Mais ce même médicament peut être la cause d’une insuffisance rénale, d’un cancer. C’est la raison pour laquelle on demande toujours de faire des essais cliniques », a-t-il indiqué.  

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