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Jean-Fidèle Otandault, ancien ministre en charge de la Promotion des Investissements et Partenariat public-privé lors du sommet Russie-Afrique en novembre 2019 © D.R.

A l’heure où l’économie africaine ressent le contrecoup de la chute du prix du baril de pétrole consécutive à la propagation du Covid-19, économistes et institutions financières internationales plaident depuis plusieurs semaines pour un réaménagement de la dette des pays africains. Une idée soutenue par l’expert-comptable et ancien ministre du Budget et des Comptes publics Jean Fidèle Otandault qui a appelé à un « gel immédiat et sans condition du remboursement de la dette des pays africains sur l’exercice 2020 », afin de donner une marge de manoeuvre au continent dans la lutte contre le coronavirus. 

L’idée a été soutenue le 25 mars 2020 par le Fonds monétaire international (FMI) et la Banque mondiale, qui appelaient les pays du G20 à un gel du remboursement de la dette des pays pauvres  et qui selon Jean Fidèle Otandault devrait être envisapour l’ensemble des pays africains touchés par la crise économico-sanitaire actuelle. En effet, pour le député, « c’est le minimum que nous sommes en droit d’attendre de nos partenaires bilatéraux et multilatéraux pour soutenir nos économies »,a-t-il relevé.

Une mesure qui pourrait avoir le mérite de dégager des marges budgétaires conséquentes pour financer la réponse à la pandémie de Covid-19 qui se répand à grande vitesse en Afrique. Avec des systèmes de santé très souvent inadéquats, la mise en oeuvre du gel du remboursement de la dette devrait permettre aux gouvernements africains d’acquérir des équipements nécessaires à la lutte contre la pandémie. 

Dans le même ordre d’idées, Jean Fidèle Otandault a plaidé pour « l’annulation des intérêts de la dette et le gel du remboursement du capital sur une période de cinq ans » mais que ce mécanisme devrait être conditionné par l’inscription dans le budget de chaque État des fonds ainsi dégagés pour l’investissement dans les secteurs de la santé, de l’éducation de l’eau, de l’énergie et de l’agriculture. Ce mécanisme pourrait ainsi assurer une certaine stabilité du tissu économique des pays et surtout assurer la pérennité des politiques publiques pour le bien-être des populations.  

Par ailleurs, l’ancien ministre du Budget et des Comptes publics gabonais a souligné que ce fonds de relance économique qui pourrait être complété par les partenaires financiers, bilatéraux et multilatéraux doit faire l’objet « d’un suivi commun entre nos États africains et le FMI »

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