Gabon Gabonmediatime Jean Remy Yama Dynamique Unitaire Gabon
Le président de Dynamique unitaire Jean Remy Yama (au centre) au terme de l'AG du 08 janvier 2020 © Gabonreview

C’est à l’occasion d’une déclaration tenue ce mardi 19 mai 2020 que la confédération syndicale Dynamique unitaire est revenue sur la gestion du Comité de pilotage du Plan de veille et de riposte contre l’épidémie à Coronavirus (Copil-Coronavirus). Pour cette organisation de la société civile, la stratégie du Copil est « frappée du sceau de l’incurie de l’exécutif », ne donne aucune possibilité aux chercheurs nationaux comme dans d’autres pays, de se joindre à la riposte, afin de trouver un remède adapté qui viendrait rompre la chaine de contamination.

Aux termes de cette déclaration de la confédération syndicale Dynamique unitaire lue par son vice-président chargé de l’action revendicative et de la négociation, Roger Ondo Abessolo, la stratégie sanitaire du Comité de pilotage du Plan de veille et de riposte contre l’épidémie à Coronavirus (Copil-Coronavirus) ne vise pas à bouter l’épidémie des frontières du pays. 

Roger Ondo Abessolo a notamment pointé l’inefficacité du gouvernement qui selon DU ne prend aucune disposition pour porter une attention particulière sur les traitements locaux à l’instar des autres pays dont le plus marquant reste Madagascar qui a produit chez lui, le Covid Organics. « Malheureusement, la vie n’est pas la priorité de l’exécutif qui refuse de financer et promouvoir un traitement par les chercheurs nationaux, comme le fait Madagascar avec le Covid organics, ou encore le Bénin avec l’Apivirine. Son attitude veut faussement faire croire que ces chercheurs sont les plus nuls du monde », a-t-il déclaré. 

Un procès en incompétence de chercheurs gabonais que Dynamique unitaire a très vite voulu battre en brèche par le voix de Roger Ondo Abessolo en mettant le Copil-Coronavirus  devant certaines évidences. « Qui a découvert l’Immunorex ? Qui a découvert le traitement contre la drépanocytose ? Qui a découvert les antipaludiques, les anti inflammatoires, les antalgiques, les anti hypertenseurs,… régulièrement exposés à l’IPHAMETRA à Libreville ? », a-t-il  poursuivi. 

Fustigeant le silence ahurissant du comité scientifique relégué à un rôle formaliste d’observateur, Dynamique unitaire s’est étonnée de l’omniprésence du « personnel de santé militaire dans la gestion de la crise sanitaire, alors que ce personnel est en sous-effectif et dépourvu d’équipements » dans une première approche avant de de se questionner en sus. « Qu’est-ce qui peut justifier que le Gabon soit le seul pays au monde à avoir remis la gestion de la crise sanitaire au personnel militaire ? Le personnel de santé militaire a-t-il déjà géré une épidémie auparavant, au détriment des médecins et chercheurs civils ? ».   

Poursuivant avec une certaine acuité son chapelet de récriminations, le Vice-président chargé de l’action revendicative et de la négociation de Dynamique Unitaire Roger Ondo Abessolo, a pointé du doigt, comme une partie de l’opinion, la platitude de la stratégie de riposte contre la covid-19 du comité de pilotage dirigé entre autres par le Dr. Guy Patrick Obiang, du reste porte parole du Copil-Coronavirus. 

Une stratégie illisible, frappée du sceau de l’impuissance et de l’efficacité qui se donne à lire par la montée vertigineuse du nombre de cas testés positifs à la covid-19 et qui visiblement est limitée «  La mission assignée au COPIL se résume-t-elle à débiter tous les soirs des chiffres de l’évolution du COVID-19 dont la fiabilité crée plus de doute que de prise de conscience ? Pourquoi le confinement a-t-il été instauré sans consulter préalablement le Comité Scientifique? » s’est une nouvelle fois demandé Roger Ondo Abessolo. 

Dynamique unitaire n’aurait pas pu effectuer une telle sortie sans revenir sur la polémique autour du projet loi relatif aux catastrophes sanitaires, qui selon elle, ne permet pas de lutter contre la pandémie. « De plus, ce confinement vise-t-il à lutter contre la propagation de l’épidémie, ou bien n’est-il pas plutôt un dispositif sécuritaire pour la restriction des libertés publiques et individuelles en cachant les ambitions inavouées de certains tenants du pouvoir ? », a-t-elle précisé. 

Laissez votre commentaire