Cour constitutionnelle: rentrée solennelle manquée et fin de mandat, Allô Mborantsuo?

Les membres de la Cour constitutionnelle © D.R

Prévue pour le troisième jeudi du mois de janvier de chaque année selon l’article 22 de loi organique n°003/03 du 2 juin 2003 sur la Cour constitutionnelle, l’audience solennelle de rentrée de cette institution n’a toujours pas eu lieu. Une situation pour le moins incompréhensible alors que le chef de l’Etat avait exprimé sa volonté d’y prendre part en février dernier, mais qui suscite également des interrogations sur la fin prochaine du mandat des membres de la haute juridiction. 



Qu’est ce qui bloque? C’est la question qu’on pourrait désormais se poser avec le retard pris dans l’organisation de la rentrée solennelle de la Cour constitutionnelle alors que l’article 22 de loi organique n°003/03 du 2 juin 2003 sur la Cour constitutionnelle dispose que « l’audience solennelle de rentrée de la Cour constitutionnelle se tient le troisième jeudi du mois de janvier de chaque année »

Une situation encore plus incompréhensible alors que lors de la prestation de serment du ministre de la Défense nationale Rose Christiane Ossouka Raponda le 12 février 2019 à Rabat au Maroc,  Ali Bongo Ondimba avait exprimé à la présidente de la Cour constitutionnelle Marie Madeleine Mborantsuo sa volonté de prendre part à cette cérémonie dès le mois de mars.   

De retour au Gabon depuis le 23 mars dernier et alors qu’il a enchaîné des audiences avec de nombreuses personnalités du pays et de l’étranger, le chef de l’Etat n’a toujours pas reçu d’invitation de la Haute Cour pour la tenue de rentrée solennelle. Chose encore plus inquiétante, la disparition des radars de la présidente de cette institution qui depuis lors reste muette

Outre cet aspect, l’opinion se questionne également sur la fin prochaine du mandat des membres de cette institution. En effet, le mercredi 24 Octobre 2012 les neuf  membres de la Cour Constitutionnelle avaient prêté serment devant le président de la République à la Cité de la Démocratie. D’une durée de 7 ans renouvelable, conformément à l’article 89 de la loi n°047/2010 du 12 janvier 2011, le mandat des juges constitutionnels devrait donc prendre fin en octobre prochain. 

Très souvent décrié pour son manque d’impartialité  lors de l’examen de la régularité des élections présidentielles, parlementaires, des collectivités locales et des opérations de référendum dont elle proclame les résultats, la reconduite du collège des membres de la Cour pourrait être mal perçue par de nombreuses personnalités politiques

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