mercredi,23 septembre 2020
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Coup d’état manqué de 2019 : les cinq gendarmes en poste à Gabon Télévision arbitrairement détenus

C’est par le biais d’une déclaration de presse tenue le samedi 25 janvier 2020 dernier à son cabinet, que maître Pie Makanga Missamou avocat au barreau du Gabon, conseil des gendarmes en poste à l’entrée de la Maison de la Télévision Georges Rawiri, arrêtés et incarcérés dans le cadre du coup d’Etat manqué du 7 janvier 2019 a tenu à faire le point sur la situation de ses clients. Une sortie au cours de laquelle, le champ lexical dominant était celui de la détention arbitraire. 

Paul Sadibi Ibinga, Bell Mvoumby Wora, Guy Roger Mintsa Mi Ona, Gilles Yoka et le dernier Armel Ulrich Afana Ango certes pas défendu par l’avocat mais subissant la même injustice que les 4 clients du conseil inscrit du barreau du Gabon  à savoir une détention qui ne se justifie plus au regard de la procédure et de la responsabilité établies sur chacun d’eux au terme de l’information. C’est en substance la trame de fond issue de la déclaration de presse de l’avocat Pie Makanga. 

Le 7 janvier 2019 alors qu’un commando dirigé par Kelly Ondo, le lieutenant de la Garde républicaine prenait d’assaut la télévision nationale les 5 gendarmes Sadibi Ibinga, Mvoumby Wora,  Mintsa Mi Ona, Yoka et le dernier Afana Ango en faction à Gabon Télévision ont en même temps que Kelly Ondo et ses hommes arrêtés par les forces de l’ordre et de défense. Un mois plus tard, soit le 7 février 2019, ces 5 gendarmes seront déférés devant le procureur de la République et le même jour « inculpés pour complicité d’atteinte à la sûreté de l’Etat et de dégradation de biens publics conformément à la combinaison des articles 185, 484 et suivant du Code Pénal gabonais » précisait l’avocat. 

Alors qu’une demande de liberté provisoire a été introduite auprès de la chambre d’accusation, maître Pie Makanga Missamou dénonce le fait que celle-ci ait été retoquée alors que ses « clients ont été entendus au fond, il y a ensuite une confrontation entre nos clients et les vrais auteurs des évènements du 7 janvier 2019 qui ont clairement indiqué qu’il n’y a jamais eu de complicité entre eux et les gendarmes de garde à Gabon première » déclarait-il. Un argument qui l’a conduit par la force de ses convictions et conscient de pertinence de celui-ci à saisir à nouveau la chambre d’accusation afin de statuer à nouveau sur la demande de liberté provisoire de ses clients. 

Non sans pointer du doigt au Commandant en chef de la Gendarmerie nationale le Général Ekoua Jean lequel s’est simplement borné à suspendre les salaires des gendarmes pourtant présumés énoncés sur une décision en conseil disciplinaire en  absence des concernés. Une procédure illégale et viole insidieusement la législation en la matière. 

Une situation qui a conduit maître Pie Makanga Missamou à considérer qu’il serait « plus prudent pour un gendarme de s’abstenir de son poste que de se rendre à son travail  » car la justice ne récompense pas le sens du devoir en gardant en détention préventive injustifiée, des hommes « pour avoir accompli leur devoir, celui d’aller au travail et de protéger au péril de leur vie un édifice public »  s’est-il désolé.   

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Henriette Lembethttp://gabonmediatime.com/
Journaliste Le temps est une donnée fatale à laquelle rien ne résiste...
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