vendredi,26 novembre 2021
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Coronavirus : prix du baril de pétrole à moins de 50 dollars et multiplication de risques pour les économies africaines

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Si le continent africain reste pour l’heure relativement épargné par le coronavirus d’un point de vue santé, sur le plan économique par contre les conséquences peuvent s’avérer dramatiques. Ainsi, du fait notamment de la limitation au strict minimum des déplacements des personnes et surtout de la chute des cours des matières premières principalement le pétrole, qui affiche moins de 50 dollars US le baril ce mercredi contre près de 63 dollars le 3 janvier, le continent pourrait sévèrement accuser le coup.

En effet, alors que de nombreux pays à l’instar du Gabon, restent profondément dépendants des ressources liées aux matières premières notamment le pétrole et les minerais dont l’Empire du milieu reste le principal client, les nombreuses restrictions liées au Coronavirus pourraient obérer les perspectives à moyen terme. Dans ce contexte, le Gabon qui table pour cette année 2020, sur des recettes pétrolières de l’ordre de 514,3 milliards de FCFA en baisse de 18%, pourrait accuser le coup. 

En effet, premier client du Gabon avec des échanges qui ont atteint les 1584,6 milliards de FCFA à fin septembre 2019, mais également de nombreux pays africains, l’Empire du milieu qui subit depuis le début de cette crise les affres des restrictions imposées par les organismes internationaux et différents pays, a été contrainte de limiter ses importations ce qui a un impact négatif sur son industrie et donc corrélativement sur les économies de ces pays. 

Par ailleurs, Obligeant les transporteurs maritimes, à annuler leurs escales chinoises, cette épidémie désormais mondiale, aurait déjà coûté à ces derniers un montant autour du milliard de dollars US. Une perte sèche consécutive à la limitation des dessertes Afrique-Chine puisque le pétrole importé par l’importante industrie chinoise est aujourd’hui quasi inexistant.

Si pour l’heure les ports d’Afrique de l’est sont les plus durement touchés puisque situés sur les nouvelles routes de la soie, ceux d’Afrique centrale et de l’Ouest fortement tributaires des exportations vers et en provenance de la Chine pourraient subir le même sort. C’est donc à de lourdes conséquences économiques que sont exposés ces nombreux pays africains, en ces temps déjà difficiles pour leurs économies. 

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Ladji Nze Diakitéhttps://www.gabonmediatime.com
Titulaire d'un Master en Audit, Contrôle de Gestion et aide à la Décision, passionné de journalisme, j'analyse au quotidien l'actulaité économique du Gabon et du continent Africain ainsi que l'actualité sportive.
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