Conseils provinciaux PDG : le Haut-Ogooué capitale gabonaise de la fraude électorale?

© Gabon Emergent

C’est ce que laisse entrevoir l’hebdomadaire La Loupe dans sa livraison N° 354 de ce mardi 21 novembre 2017. Faisant le bilan des Conseils provinciaux du Parti démocratique gabonais (PDG) qui se tiennent depuis plus d’un mois, le journal s’est longuement appesanti sur l’élection des membres du bureau politique, du conseil national et du comité central dans cette partie du pays, scrutin qui a été émaillé par une suite d’échauffourées  causant d’ailleurs l’annulation du scrutin dans certaines localités.

En effet, notre confrère qui fait l’économie d’un certain nombre de griefs fait au parti au pouvoir, note que l’élection de ses responsables n’était qu’un fiasco total sur l’ensemble du pays et plus particulièrement dans le Haut-Ogooué. Outre, le transport d’électeur qui est presqu’une «coutume chez les pédégistes», la violence n’a pas manqué de s’inviter dans les différents bureau de vote.

«Franceville a été le théâtre d’une pagaille à laquelle s’est ajouté le parfum piquant des gaz lacrymogènes. Entre Georgette Koko et Léandre Anoue-Kiki, on ne sait qui décorer de la médaille d’or du désordre. Tant, rapportent plusieurs sources interrogées ces deux là ont foutu du bordel à tous les niveaux. Conséquence, là bas entre Mvourandjiami et Joachim Lekogo, c’était youkoukou. Chez Lambert-Noël Matha c’était la confusion totale»; relate l’hebdomadaire.

Une véritable bérézina qui d’ailleurs a été largement condamnée par plusieurs militants et haut cadre du parti au pouvoir. Pour certains observateurs, cet imbroglio lors du vote des membres du bureau politique confirme avec évidence la propension à la fraude dont sont coutumiers les pédégistes dans cette province. Le cas de l’élection présidentielle du 27 août 2016 étant encore vivace dans les esprits. Dans cette province l’actuel président Ali Bongo aurait remporté l’élection avec le score à la soviétique de près de 90% selon les résultats officiel.

«En somme dans le Haut-Ogooué reconnue mondialement comme la capitale gabonaise de la fraude électorale, tous les péchés étaient là : bousculades, absence d’électricité, pluie, urnes cassées, bagarre, argent», fait observer ironiquement La Loupe.

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