Conseil provincial du PDG Moyen-Ogooué : Richard Auguste Onouviet mauvais perdant ?

Richard Auguste Onouviet © D.R

L’élection des membres du bureau politique du Parti démocratique gabonais (PDG) pour le compte de la province du Moyen-Ogooué continue de faire couler autant d’encre que de salive au sein de l’opinion. Pour cause, l’un des candidats risquait gros pour sa survie politique, en l’occurrence l’actuel président de l’Assemblée nationale, Richard Auguste Onouviet, qui selon certaines indiscrétions n’aurait pas encore digéré sa cuisante défaite lors de ce scrutin.

En effet, l’élection des responsables provinciaux du parti au pouvoir n’aurait pas été qu’un fleuve tranquil, c’est le cas dans la province du Moyen-Ogooué où le scrutin s’était transformé en véritable bataille rangée dans le premier arrondissement de la commune de Lambaréné entre partisans du locataire du palais Léon Mba, Richard Auguste Onouviet (RAO) et le nouveau venu dans la sphère politique du PDG, Joël Ogouma. Après la victoire du dernier cité, les partisans de RAO, la mort dans l’âme, continuent de ruminer leur colère, arguant une fraude massive contre leur mentor.

Selon ces derniers, Joël Ogouma aurait fait venir 52 bus bondés en provenance de Libreville. Entendu que chaque bus prend 30 passagers il aurait donc fait venir plus de 1500 électeurs. A cela s’ajoutent  les passagers venus en bateau de Port-Gentil et les bus venus de mouila. Ce qui porterait le nombre d’électeurs entre 1800 et 2000 électeurs environ.

Des affirmations qui laissent quelque peu dubitatif quant à la réalité de ce scrutin, qui selon les résultats officiels ne laissent aucun doute sur la victoire de Joël Ogouma. En effet, certains observateurs se demandent comment aurait procédé ce dernier pour engrangé autant de voix en sa faveur alors qu’il n’a été élu qu’avec 1440 votes.

Autre grief fait au vainqueur de l’élection du membre du bureau politique, l’ouverture de bureaux pirates. Ainsi, l’ex directeur des impôts est accusé d’avoir été à la  manoeuvre concernant la nécessité de décongestionner le grand centre de vote afin de faciliter les opérations. Au regard des résultats qui en sont sortis, on est en droit de se demander si on peut prendre de tels risques pour n’avoir que des scores dont les écarts sont très faibles, peut-on s’interroger.

Par ailleurs, s’agissant de la perte de voix, les deux candidats en ont perdu, plus particulièrement Joël Ogouma, qui a perdu en plus des bulletins portant son acronyme, plus de 300 bulletins au motif qu’il ne figuraient pas dans la bonne urne. Alors qu’il aurait été plus simple de les réintégrer dans l’urne du bureau politique.  Et comme il en a été décidé ainsi dès le départ,  le candidat Ogouma s’y était plié, au terme du scrutin.

Autant d’éléments qui remettent en cause, les assertions des partisans du tout puissant baron du Moyen-Ogooué, dont l’hégémonie s’amoindrit peu à peu. Au final, Richard Auguste Onouviet ne serait-il pas qu’un mauvais perdant ? Le candidat malheureux manquerait-il de fair-play au point de décliner sa stratégie improductive mise en place pour contrer son adversaire ?

D’autres indiscrétions font état de ce que le camps de l’actuel président de l’Assemblée national ne compte pas s’arrêter en si bon chemin. Leur dernière cartouche serait d’huer le nouveau membre du bureau politique élu, pour le décrédibiliser devant l’ensemble des militants du parti au cours du Congrès de PDG, prévu en décembre prochain. En réalité l’objectif serait, à défaut de faire annuler l’élection dans le premier arrondissement de la commune de Lambaréné, d’amener le distingué camarade à faire usage de son pouvoir discrétionnaire afin de nommer, Richard Auguste Onouviet comme deuxième membre du bureau politique.

Pour le bien de la commune ne devrait-il pas simplement appeler le vainqueur pour non seulement le féliciter mais également pour oeuvrer en toute synergie pour le seul bien de la capitale du Moyen-Ogooué.

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