Condamnation de Blaise Wada: la famille dénonce «une conspiration politique»

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Au terme du procès Ministère public-Etat gabonais contre l’ancien coordonnateur de l’Unité de coordination de l’étude et des travaux (UCET), Blaise Wada, la justice avait condamné ce dernier  à 20 ans de réclusion. Une décision qui jusqu’à présent à du mal à passer auprès de sa famille, qui estime que leur proche est victime d’une «conspiration politique».

La condamnation de Blaise Wada pour détournement de fonds publics dans le cadre des travaux de trois bassins versants de la capitale semble être loin d’avoir trouvé son épilogue. Après le pourvoi en cassation formé contre l’arrêt de la Cour criminelle spéciale introduit par ses avocats, la famille de ce dernier remet en cause cette décision, qu’ils estiment motivé par d’autres objectifs.

Dans un entretien accordé à Gabon Media Time, le représentant de la famille Wada s’insurge contre la procédure dont a fait l’objet l’ancien coordonnateur de l’UCET. Alors qu’il  n’était pas le premier à être arrêté dans le cadre de «l’opération Mamba», il a été le premier à être appelé devant la barre. «Une parodie de mauvais goût» qui, selon la famille, a été orchestrée par «des gens tapis dans l’ombre».

Outre ce fait, il fait remarquer que durant la suspension de l’audience en vue de la délibération, la présidente de la Cour criminelle spéciale, Paulette Ayo Mba épouse Akolly est sortie du palais de justice à bord de son véhicule blanc de 14h00 à plus de 18h40. «Chez qui était elle allée ? Faire quoi ?», s’interroge t-il.

«Nous avons très mal accueilli la condamnation qui a été lue par Mme Akolly le jeudi soir. Blaise Wada n’est pas coupable des faits qui lui sont reprochés. Il est plutôt victime d’une mascarade politico-politicienne empreinte de règlement de comptes laissant entrevoir une véritable volonté de nuire, d’humilier et de le détruire par quelques moyens que ce soient», a poursuivi le représentant de la famille Wada.

Revenant sur le déroulement du procès, il a relevé qu’aucune preuve n’a été dévoilée pour les soupçons de détournement. Pis un troisième acteur important dans cette affaire n’a jamais été cité ou présenté ne se fût ce que comme témoin. Il s’agit du directeur Administratif et Financier Ludovic Lekona.

«Blaise Wada est simplement victime d’une conspiration politique résultant d’une guerre de leadership entretenue dans les départements de Lekoko et Lebombi-Leyou. Car étant MBP et Coordinateur Provincial Adjoint du candidat Ali Bongo à l’élection présidentiel de 2016, l’homme a eu une ascension qui a suscité la jalousie de ses camarades du Parti et des autres hommes politiques proches du pouvoir», a-t-il martelé.

Cette affaire qui défraie la chronique semble donc être loin d’avoir livré tous ses contours et à laisser dans l’opinion un sentiment de parodie qui ne dit pas son nom. D’ailleurs, le représentant de la famille de l’ancien coordinateur de l’UCET a confirmé avoir introduit un pourvoi en Cassation. Indiquant qu’il continuait «à faire confiance à la justice de notre pays nonobstant la déception du moment».

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