Concession SEEG : 20 ans de service à minima

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Le point de presse animé par le ministre en charge de l’Eau et de l’Énergie, Guy Bertrand Mapangou a été l’occasion de faire le bilan des activités de la Société d’energie et d’eau du Gabon (SEEG). Un piètre résultat si on s’en tient au compte rendu du membre du gouvernement. Ainsi, depuis 20 ans cette filiale du groupe français Veolia n’a proposé qu’un service médiocre aux usagers, mais elle s’est aussi illustrée en ne respectant pas ses engagements vis à vis de l’Etat gabonais.

Dans l’opinion, tout le monde s’accorde à dire que les services offerts par la Société d’energie et d’eau du Gabon laisse à désirer; les délestages et les coupures d’eau sont légions et font désormais partie du quotidien des gabonais. Au cours de son point de presse, Guy Bertrand Mapangou, a souligné un fait qui peut justifier le mépris affiché par cette entreprise, «dans le contrat de concession signé en 1997 aucune pénalité n’était prescrite en cas de non respect de l’engagement de la Seeg». Ces propos du ministre de l’Eau et  l’Énergie démontre donc que le gouvernement ne pouvait exercer aucune pression sur l’entreprise pour demander l’amélioration de ses prestations.

En outre, on apprend également que malgré la signature de ce contrat qui devait permettre une baisse des tarifs, la filiale de Veolia a augmenté de manière unilatérale le coût des factures. Pour l’électricité, l’augmentation est de 75 % tandis que pour l’eau, elle se situe à 49 %, tout cela au détriment des consommateurs.

Concernant la dette de l’Etat vis à vis de la Seeg, on note que «la Seeg fournit l’eau et l’électricité à l’ensemble des bâtiments publics» soit 4200 points de livraison dont «les consommations s’élevent aujourd’hui à environ 2,1 milliards de francs CFA par mois». Guy Bertrand Mapangou a souligné qu’en «raison des difficultés financières que traverse le pays, l’Etat n’arrive pas depuis bientôt trois ans, à honorer le règlement de ses factures», celles-ci s’élèvent donc en fin décembre à 44,757 milliards de Fcfa.

Bien que cette dette est effectivement un «frein à l’activité de la société», le ministre de l’Eau et de l’Énergie révèle que la Seeg est également redevable à l’Etat, ainsi on apprend qu’elle a fait l’objet d’un redressement fiscal de près de 10 milliards de Fcfa. Cela signifie donc qu’elle ne respecte pas non plus ses obligations fiscales depuis belle lurette.

L’ensemble de ces griefs montre bien que la Société d’energie et d’eau du Gabon, aura du mal à satisfaire ses usagers. Ces recettes qui sont en constantes augmentations (soit 120 milliards cette année) suggèrent que cette entreprise, pendant 20 ans d’activité, n’a fait que privilégier son profit personnel au mépris des attentes des populations gabonaises.

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