Communication sur l’état de santé d’Ali Bongo: Nzouba Ndama dénonce «une cacophonie»

Guy Nzouba Ndama, président de Les Démocrates © GMT

Le président du parti Les Démocrates est revenu sur l’implication « des fonctionnaires » dans la gestion de la communication autour de l’état de santé du président de la République Ali Bongo Ondimba dans un entretien qu’il a accordé au quotidien L’Union. Dénonçant « une cacophonie » orchestrée par « des fonctionnaires » voulant se « substituer aux organes de l’Etat ».

De retour de Koulamoutou où il séjournait depuis la période de pré-campagne comptant pour les élections couplées des 6 et 27 octobre derniers, le président du parti Les Démocrates, désormais chef de file de l’opposition à l’Assemblée nationale a réagi à l’actualité à l’occasion d’une interview accordée au quotidien L’Union. Réagissant à une interrogation sur l’état de santé du Chef de l’Etat, il a estimé que ce dernier n’était pas « n’importe quel citoyen, il est le président de la République gabonaise. Tout ce qui doit lui arriver doit être traité par les organes habilités».

Réaffirmant sa position vis à vis de la gestion de la communication autour de la gravité de l’état de santé du président de la République, Guy Nzouba Ndama a martelé que « les choses de l’Etat doivent être réglées par l’Etat ». « C’est le gouvernement qui se devait d’informer le peuple gabonais de ce qui est arrivé à son président », a-t-il poursuivi.

Fustigeant en outre, « une cacophonie » menée par « des fonctionnaires qui ont voulu se substituer aux organes de l’Etat ». Toute chose qui, selon l’ancien député du premier siège du département de la Lolo-Boueguindi, canton Lolo-Wagna qui a présidé l’Assemblée nationale pendant 20 ans est « dommage ». «  Je dis que ce n’était pas normal que les fonctionnaires se substituent aux organes de l’Etat qui ont la responsabilité de la conduite du pays au quotidien », a-t-il expliqué.

« En dehors de cela, Ali Bongo Ondimba est un être humain, il est sujet à la maladie, ça peut arriver à tout être humain. Respectons-le, il est en souffrance, sa famille certainement aussi. N’en profitons pas pour donner une autre image de ce que sont les Gabonais. Moi je dis, souhaitons-lui un prompt rétablissement », a-t-il conclu.  

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