Comment Yves Fernand Manfoumbi et Carmen Ndaot se fourvoient sur le SMIG agricole

C’est à l’issue de la séance de travail entre le ministre de l’Agriculture, de l’élevage en charge du programme Graine, Yves Fernand Manfoumbi et Carmen Ndaot, ministre du Travail et de l’Emploi, que cette annonce d’un salaire minimum interprofessionnel garanti (SMIG), dans le secteur agricole a été annoncé, sauf que cette mesure existe déjà.

En effet, selon les disposition du Décret n°855/PR/MTE du 9 novembre 2006 fixant le salaire minimum en République gabonaise, le législateur prévoit deux SMIG distincts, que le salarié relève du régime général ou du régime agricole. Ainsi, le texte précise que «le salaire minimum interprofessionnel garanti est fixé à 80 000 Fcfa par mois pour le régime général et pour le régime agricole».

Ce fait flagrant suscite dès lors des interrogations. Les membres du gouvernement ne sont-ils pas au fait des évolutions de la loi? Sont-ils entourés au sein de leurs cabinets de véritables professionnels du secteur? Comment ce SMIG déjà existant mais non appliqué a-t-il pu être présenté comme une nouveauté?

Si le Décret n° 855/PR/MTE du 9 novembre 2006 est tombé en désuétude du fait de sa non application, le gouvernement a tout de même le pouvoir de l’abroger et de réévaluer le SMIG agricole, il ne peut cependant pas l’instaurer à nouveau.

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