Comilog: imbroglio autour des dividendes dus au actionnaires

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Que se passe t-il au sein de la filiale du groupe français Eramet? C’est la question qu’on pourrait se poser après les révélations faites dans la presse ces derniers jours annonçant le non versement des dividendes aux actionnaires depuis bientôt 4 ans. Une situation plus incompréhensible au moment où la Compagnie minière de l’Ogooué (Comilog) a engrangé une hausse de plus de 76,38%  de son chiffre d’affaire en 2017, soit 635 milliards de Fcfa.



C’est un véritable black-out qui entoure cette affaire qui ne cesse de faire la “une” de la presse nationale et internationale. En effet, malgré les bons chiffres enregistrés ces dernières années, salué du reste par le Président directeur général d’Eramet, Christel Bories, des indiscretions relayées dans les médias font état du peu d’entrain qu’aurait l’entreprise à verser des dividendes aux différents actionnaires, parmi lesquels l’Etat gabonais. Ce qui, pour plusieurs observateurs, demontrerait l’inexistence de retombée pour le pays dans l’exploitation de son manganèse.  

Ainsi, pour la 4ème année consécutive, les actionnaires ne pourront pas rentrer en possession des dividendes générés par l’activité de l’entreprise minière. Cette décision serait motivée par la volonté d’Eramet de «financer l’augmentation de la production de la mine de Moanda, visiblement au seul profit d’Eramet dont l’action en bourse a progressé de 200 %», note le site Gabonreview, et qui d’ailleurs ne profiterait en rien à l’Etat gabonais qui possède 28,94% des actions de l’entreprise.  

«Depuis 4 ans, la Comilog a contribué à la réduction de la dette du Groupe Eramet qui était au bord de la faillite, notamment avec sa filiale la SLN en Nouvelle Calédonie. Mais seuls les actionnaires d’Eramet auront droit à un dividende de 2,3 € par action en 2018 (30% du résultat net 2017. L’Etat gabonais et les actionnaires nationaux de Comilog sont les seuls perdants dans cette situation», a confié un cadre de Comilog à nos confrères.

Une situation incompréhensible qui pourrait donc justifier la présence la semaine dernière en France,  d’une délégation conduite par le directeur de cabinet du président de la République, Brice Laccruche Alihanga, afin de rencontrer la hiérarchie d’Eramet, notamment Christel Bories, PDG du groupe minier français.

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