Collision entre un bus Sogatra et un grumier : le laxisme du gouvernement pointé du doigt

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Circuler sur les routes gabonaises relève depuis des années d’un parcours du combattant, voir d’une mission suicide ; non seulement l’état du réseau routier laisse à désirer, mais la question de la circulation des poids lourds, notamment les grumiers inquiète depuis belle lurette les populations. La situation est inquiétante, car ces mastodontes sont souvent à l’origine d’accidents tragiques, sans que le gouvernement ne s’en émeuve.

GABON LIBREVILLE

Le dernier fait en date remonte au 27 janvier dernier, à Kango, où un bus de la Société gabonaise de transport (Sogatra) et un grumier sont entrés en collision. L’accident a occasionné des dégâts matériels considérables, surtout chez le transporteur en commun dont les passagers ont dû être transbordés, pour rallier la capitale, nous rapporte le quotidien l’Union sur son site web.

Le Bus de la Société gabonaise de transport de marque Marco Polo, qui circulait dans le sens Kango-Libreville, avec à son bord une dizaine de passagers, est subitement victime d’une crevaison le contraignant de se  ranger sur le côté de la route pour y remédier, avant de poursuivre son trajet. Entre-temps, un transporteur de grumes d’une entreprise forestière arrive dans l’autre sens. Le conducteur est en train de regagner le parc à bois, avec une cargaison de billes d’Okoumé. Mais la voie étant très étroite au moment du croisement, et le transporteur de grumes roulant à vive allure, ne peut éviter le bus de la Sogatra en face de lui. Aussi, ce dernier est-il touché à l’arrière-droit, quelques-unes de ses vitres volant en éclats, indique l’Union.

Un énième accident qui soulève des questionnements non seulement sur l’entretien technique des bus de transport de l’entreprise Sogatra, mais aussi sur la circulation des grumiers qui sont la cause de nombreux accidents sur la nationale 1. Le 12 août 2011 déjà on avait assisté à un véritable drame lorsque 13 personnes avaient péri dans un grave accident de la circulation sur l’axe Ndjolé-Médoumane, après la collision d’un grumier et d’un minibus d’une société de voyage. Tous les occupants du minibus avaient perdu la vie tandis que le chauffeur du grumier avait pris la poudre d’escampette. la question que se pose donc l’opinion est celle de savoir, s’il faut attendre qu’un nouveau drame survienne pour que le gouvernement gabonais puisse enfin trouver des solutions aux dangers encourus par les populations gabonaises  qui côtoient ces engins de la mort.  

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