CNSS: le Syp-Cnss et le Syna-Cnss jugent la grève du Sypross incompréhensible  

Clotaire Mezui Eyi président du SYP-Cnss et JJocelyn Louis N'goma président du Syna-Cnss © GMT

Face aux mouvement de grève déclenché par le Syndicat des professionnels de la sécurité sociale (Sypross), les autres syndicats de la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS) ont tenu à donner leur position au cours d’un point de presse qu’ils ont animé ce lundi 1er octobre 2017 au siège de l’organisme. A cette occasion ils ont quelque peu fustigé la posture de leur collègue dont les revendications semblent répondre à des desseins inavoués.



En effet, pour les président du Syndicat des professionnels de la caisse nationale de sécurité sociale (SYP-Cnss) Clotaire Mezui Eyi et celui du Syndicat national des agents de la Cnss (Syna-Cnss) Jocelyn Louis N’goma, il était question de sortir du silence face à la grève de leurs collègues syndicalistes. Ainsi, ils sont revenus sur les différents point de revendication qui semblent pour eux  incompréhensibles.

Alors que le Sypross, soutenu par la centrale syndicale Dynamique unitaire, revendique le maintien du 13ème mois et les postes de certains de leurs agents notamment celui de « 43 femmes de ménages», les responsables syndicaux se sont dit simplement surpris par la position adoptée par leurs camarades. Concernant le premier point, Clotaire Mezui Eyi et Jocelyn Louis N’goma ont estimé que l’heure n’est pas encore venue d’ouvrir les débats sur cette question d’autant plus qu’aucune note de service n’a été établie à ce propos.

Ils ont jugé qu’un syndicat responsable ne pouvait pas entrer en grève en s’appuyant simplement sur des rumeurs et en absence réclamation à faire. Abordant la question du maintien des techniciennes de surface, les syndicalistes ont indiqué que cette situation trouvait son origine par le « subterfuge utilisé par des tiers qui engagent des agents pour les faire entrer dans l’effectif de la Cnss ». A ce propos, la direction générale de la CNSS avait mis en place un audit qui avait clairement révélé différentes fraudes qui minent la structure.

Lors de son intervention, Jocelyn Louis N’goma a tenu à rappeler le caractère public de l’organisme, ce qui implique le respect de certains objectifs régaliens. Il a par la même occasion expliqué l’idée de grève qui est selon lui « une réclamation qui relève de l’aliénation d’un droit qui a été bafoué par un employeur ».

Les deux syndicats qui travaillent en symbiose avec leur employeur ont expliqué d’une part, qu’ils sont toujours en négociation et d’autre part que les problématiques telles que la masse salariale en baisse et les nouvelles dispositions étaient justifiées et compréhensibles. « Vous avez des gens qui ont des sursalaires qui ne sont appuyés sur aucune note madame moi je ne soutiendrais pas ces sursalaires frauduleux car ce sont ceuxci qui font grimper la masse salariale », a précisé le président du Synaps.

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