mardi,19 octobre 2021
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CNSS: montée de tension entre la direction générale et des agents

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Après le préavis de grève déposé sur la table du directeur général de la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS), Nicole Assélé le 11 septembre 2018, les agents de cet organisme réunis au sein du Syndicat des professionnels de la sécurité sociale (Sypross) ont décidé ce mardi 25 septembre de passer à la vitesse supérieure décrétant un mouvement de grève au sein de cet organisme. Une position que la direction dit ne pas comprendre alors que des discussions avaient été entamées sur la question des revendications.

C’est désormais la cacophonie qui semble régner au sein de la Caisse nationale de sécurité sociale tant les positions se durcissent de jour en jour. En effet, les agents réunis au sein du Sypross récemment affilié à la centrale syndicale Dynamique unitaire pointent du doigt la mauvaise gestion des ressources humaines de l’organisme.

Selon ces derniers, leur mouvement de grève illimitée est motivé par le refus de la direction générale de se présenter à l’inspection du travail qui a abouti à l’élaboration d’un procès verbal de non-conciliation. Ce mouvement d’humeur intervient donc après l’épuisement du préavis de grève déposé par l’un des syndicats de la Cnss. Entre autres revendications inscrites dans leur cahier de charges, on note  la modification de la date du paiement des salaires,  passée du 20 au 25 du mois, la multiplicité des postes de directeur désormais à 70 contre  20 par le passé, la suppression de la prime du 13ème mois et le gonflement des effectifs.

Outre ces revendications, les agents grévistes fustigent également la propension du directeur général le Dr Nicole Assélé à « dilapider l’argent de la Caisse dans l’organisation de manifestations tels que La Tropicale Amissa Bongo, les Sambas professionnels ou même la Can de Handball ».

Des assertions que la direction générale de la Caisse a balayées d’un revers de la main, indiquant que ce mouvement de grève ne concernait qu’une infime partie des effectifs de l’organisme soit une petite centaine sur les 2 000 employés qu’il compte. Revenant sur les revendications des agents grévistes, le Conseiller juridique de la Cnss Jean Firmin Ankelé s’est dit étonné que ceux-ci remettent sur la table des revendications qui avaient déjà fait l’objet de discussion, notant au passage par exemple sur le 13ème mois que ce n’était que des rumeurs, le paiement devant s’effectuer le 31 décembre.

Sur la question de la modification de la date du paiement des salaires, il a relevé que celle-ci « ne correspondait pas avec ce que prévoit le Code du travail ». « Avant, la date était fixée au 20 du mois. Nous l’avons ramenée au 25 et cela, en concertation avec le Sypross et l’inspection du travail », a-t-il expliqué. Il n’a d’ailleurs pas manqué de rejeter les accusations sur les recrutements massifs, soulignant que pour ce cas, il s’agissait simplement de stagiaire pour une grande partie.

Accusé de privilégier le sponsoring d’événements festifs ou encore de dilapider les ressources financières, le représentant du directeur général a estimé que ces accusations étaient infondées et que ces agents ne pouvaient pas apporter la preuve de leurs allégations. Concluant que ce mouvement avait d’autres motivations que celle syndicale.

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Mondjo Mouegahttp://gabonmediatime.com
Titulaire d'une Licence en droit, l'écriture et la lecture sont une passion que je mets au quotidien au profit des rédactions de Gabon Media Time depuis son lencement le 4 juillet 2016 et de GMTme depuis septembre 2019. Directeur des Rédactions et Rédacteur en chef de GMTme
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